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#JusticePourYoussef : "Maman passe le message à Green Boys"


Le 8 septembre 2021, Youssef Bejjaj, un jeune Casablanca de 21 ans, membre d'Ultras Green Boys du Raja de Casablanca, est décédé après avoir été poursuivi par des policiers à Casablanca. Une affaire qui a été classée comme un accident de circulation, a fait réagir tout le pays sur les réseaux sociaux au travers du hashtag #JusticePourYoussef, et ce grâce à la demande de la mère de la victime qui a appelé à une réouverture de l’enquête.



Le décès tragique de Youssef, le jeune marocain de 21 ans, membre des Ultras Green Boys du Raja de Casablanca a suscité une vague d’indignation sur la toile. Chose qui a poussé la DGSN à réagir officiellement via un communiqué.


Sa mère a réfuté la thèse de l’accident de circulation, elle a porté plainte contre des policiers pour meurtre. Puisque les circonstances de son meurtre est toujours floues, sa famille est ses amis crient aux violences policières et réfutent la thèse de l’accident de la circulation, tenant compte des témoignages reçues de quelques extraits de vidéos de caméras de vidéosurveillance auxquels ils ont accès, et ainsi du rapport médicale qui constate que « des blessures plus importantes que celles dues à un accident ».


Nous remarquons que le hashtag #JusticePourYoussef a pris de plus en plus d’ampleur sur les réseaux sociaux. Principalement, il a été diffusé par les pages de supporters des différentes équipes de football marocaines, en appelant à ouvrir une enquête sur le décès de Youssef, le jeune de 21 ans qui est décédé tragiquement le 8 septembre dernier au quartier Takaddoum.

La mère du défunt, qui raconte les faits dans une vidéo, appelle à ouvrir une enquête afin de révéler les tenants et aboutissants de cette affaire. Elle a porté plainte pour meurtre et falsification contre des policiers.


Selon la page officielle du groupe ultras sur Facebook, Youssef serait décédé des suites de son interpellation par les forces de l’ordre alors qu’il conduisait sa moto sur la voie du tramway. “Youssef se rendait à une réunion avec ses amis dans le quartier Takkadoum. Trois membres de la police se sont mis à les poursuivre, ainsi qu’une Dacia noire dans laquelle se trouvait un officier et une autre personne habillée en tenue traditionnelle blanche”, détaille le communiqué du groupe, qui précise que “les motards ont continué à poursuivre Youssef jusqu’à la voie du tramway. L’un d’eux s’est arrêté, est descendu de sa moto et a attendu Youssef et ses amis pour ensuite les pousser, sans pitié…”
“Tout ceci a été filmé par la caméra de l’arrondissement”
, poursuit la même source.

C’est ce qu’affirme le groupe de supporters Rajaouis « Ultras Green Boys » dans le communiqué daté du 15 novembre. Ces derniers indiquent qu’avant son décès, Youssef rentrait d’une réunion des membres de ce groupe dont il faisait partie, sur une moto et en compagnie d’un ami
 

Selon eux, les deux jeunes ont été poursuivis, puis agressés par deux policiers en moto, et aussi par un troisième dans une voiture de la marque Dacia, accompagné «d’un homme habillé en tenue traditionnelle blanche ».


C’est ce dernier qu’ils accusent d’avoir agressé le témoin, de lui avoir « confisqué le téléphone et d’avoir supprimé la vidéo de l’agression ».


Selon la mère de Youssef et le groupe supporters, ces faits ont été capturés par les caméras de vidéosurveillance, à savoir celle d’une station de tramway près de laquelle Youssef est décédé.


« Les policiers l’ont frappé. Il a reçu des coups de pieds, des coups à la tête et dans le ventre, ainsi que sur les côtes. (…) Ils ont laissé le corps du défunt Youssef gisant dans la rue, couvert de sang sans qu’aucune intervention en urgence n’ait lieu » s’indignent les amis de Youssef.

Le groupe des supporters demande à ce que les vidéos soient accessibles et que le rapport d’autopsie soit publié. Selon la famille et les amis de Youssef, l’équipe médicale qui a pris en charge Youssef a déclaré qu’il ne s’agissait pas d’un accident et a demandé à ce qu’une autopsie soit réalisée, en raison de « la présence d’ecchymoses, de blessures au cou, à la tête, au ventre et au niveau des côtes ».


"Youssef est mort de violences policières, trois policiers ont entamé une course-poursuite à moto parce qu’il ne portait pas de casque. Les policiers ont fini par le pousser de sa moto en marche avant de le frapper à plusieurs reprises, ce qui a directement causé sa mort. Cela a eu lieu devant plusieurs caméras (Tramway, Préfecture) mais ils ne partagent pas les vidéos !! De plus, un civil a filmé la tragédie mais il a été repéré par un officier en repos, ce qui lui a valu d’être frappé et forcé à supprimer sa vidéo."


Face à l’ampleur de la polémique, les services sécuritaires n’ont pas tardé à réagir. Dans un communiqué diffusé par la MAP, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) annonce qu’elle va intervenir “avec le sérieux nécessaire”, en s’appuyant sur “les enregistrements et contenus numériques publiés sur les réseaux sociaux qui traitent des circonstances d’un accident de la circulation survenu le 8 septembre dernier dans la zone Ain Sebaa-Hay Mohammadi à Casablanca, et ayant causé le décès d’un jeune homme dans un accident de moto et blessé son compagnon, ainsi qu’un policier”. 


La Brigade nationale de la Police judiciaire (BNPJ) s’est chargée de poursuivre et d’approfondir l’enquête sur cette affaire, sous la supervision du Parquet compétent, afin d’en élucider toutes les circonstances et d’en déterminer les véritables motivations.


Sur les différents messages et vidéos diffusés sur les réseaux sociaux, la famille et les amis de la victime espèrent notamment pouvoir accéder au rapport d’autopsie réalisée sur le corps de Youssef, ainsi qu’aux enregistrements des caméras de surveillance proches du lieu de l’accident.
 
 
 
Le 16 novembre, plus de deux mois après le décès du jeune homme, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a déclaré dans un communiqué "poursuivre et approfondir cette enquête" afin d’en "révéler tous les détails". Une victoire pour la mère et les proches de Youssef Bejjaj, "

Rappelons que le communiqué de la DGSN fait suite à un tollé général sur les réseaux sociaux, où des Marocains ont exprimé leur solidarité avec la famille de Youssef et ont appelé les autorités à enquêter sur les circonstances de la mort du jeune homme.

Plus patriotes que nous n’existe pas. Mais patriotisme ne veut pas dire silence et acceptation de la répression.


Un Maroc stable est un Maroc qui respecte ceux qui constituent la légitimité de ceux qui le gouvernent. Que vaut un système illégitime ? Le système c’est nous qui le maintenons.  Ne jouez pas avec une petite brique, elle peut anéantir fermes et forêts...

Vendredi 19 Novembre 2021


Salma Labtar
Journaliste junior à lodj.ma, lauréate de l'ISIC En savoir plus sur cet auteur

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