Ce ne fut point une surprise au vu de la position déjà active des grandes puissances européennes.
Cette position, alignée donc sur celles de nombreux pays européens, manifestées séparément, comme la France, l'Espagne et l'Allemagne, renforce la légitimité internationale du plan marocain.
Elle ouvre des perspectives de partenariat stratégique renforcé avec l'Union, notamment en matière économique, via des accords commerciaux accumulés, et sécuritaires, dans un contexte de gestion des flux migratoires et de lutte contre le terrorisme menaçant dans la région du Sahel.
Pour Rabat, cette reconnaissance consolide l'intégration effective du Sahara au Royaume, actée de facto depuis 1976.
Le Maroc, confiant dans son droit historique et géographique, consolidé par une unanimité nationale à toute épreuve, n'a pas attendu ce soutien pour agir.
Depuis près de 20 ans, une stratégie de développement rigoureuse, incluant le Nouveau Modèle de Développement (NMD) a transformé les régions en question, rendant toute autre solution que la souveraineté marocaine obsolète.
Chaque jour, l'argumentaire du Royaume a gagné en écho et en crédibilité, sa proposition se révélant juste et logique.
L'Europe, à seulement 14 km des côtes marocaines nord, y gagne en cohérence diplomatique et profite de la stabilité nord-africaine incarnée par le Royaume Chérifien.
La nouvelle résolution facilite ainsi d'importants accords commerciaux tels que l'accord de pêche UE-Maroc, prolongé en 2024 malgré des recours loufoques. Le Maroc étant par ailleurs le pivot fiable ayant stoppé plus de 45 000 traversées non réglementaires en 2024, selon Frontex, contrairement aux autres pays de la région.
Des opérations extrêmement couteuses pour le Royaume. Les gains européens et la dynamique régionale sont donc ici consolidés.
Au-delà, la nouvelle résolution africaine impulse une intégration économique nord-africaine inclusive, à condition que l'Algérie revienne au pragmatisme tant espéré et se mette dans le sens de l'histoire.
Le contexte est que le Maroc émerge comme hub régional performant. Il est aujourd'hui relié à l'Afrique de l'Ouest et au Sahel via son réseau autoroutier et la voix expresse Tiznit Dakhla, le port de Tanger Med, premier d'Afrique et celui de Dakhla de grande profondeur, en phase quasi finale.
Ses échanges sont croissants avec la région notamment avec des exportations vers l'Afrique subsaharienne en hausse exponentielle.
L'unanimité arabe en faveur de la marocanité des provinces du Sud et l'alignement africain qui tend à se généraliser, sauf quelques exceptions pour des raisons idéologiques ou sous influence à coup de millions de dollars, accélère cette dynamique continentale.
À l'opposé, l'Algérie s'isole de plus en plus, moquée par un consensus mondial rejetant ses thèses farfelues.
Toute velléité au changement est réprimée et étouffé dans l'œuf. L'art d'exporter les crises atteint ya son pic et est désormais à bout de souffle.
Les pays du Sahel : Mali, Niger, Burkina Faso critiquent de plus en plus ouvertement les agissements de l'Algérie, perçus comme déstabilisateurs via le soutien au Polisario notamment. Il est prouvé que celui ci entretient plus que des relations avec les organisations terroristes qui pillent dans la région.
C'est dans cet environnement que s'inscrit l'intensification de la pression américaine pour un dialogue direct Maroc-Algérie, toujours prêt sans complexe par Rabat.
Alger semble peiner à digérer cette débâcle européenne, cumulée à la résolution onusienne et au fait que le Maroc ait été invité par le Président Trump à adhérer au nouveau Conseil de la Paix comme membre fondateur.
Les médias algériens, habituellement loquaces et venimeux, gardent un silence assourdissant sinon un communiqué attribué à une organisation sahraoui, sans doute sans existence réelle, qui appelle l'Europe à se conformer à une décision de la Cour européenne, faute de marge de manœuvre.
La neutralité russo-chinoise croissante, le recul de l'Iran dont les gardiens de la révolution et les mandataires sont classés organisations terroristes par les États-Unis et maintenant par cette même Europe, affaiblissant drastiquement les thèses algériennes et réduisant ses marges de manœuvre.
Le Polisario, proxy saharien maintenu artificiellement par Alger et soutenu en douce par l'Iran, risque à terme l'effondrement moral et logistique.
Les bérets d'Alger, perdant influence et confrontés à des tensions internes, n'ont en conséquence plus rien à espérer sans alignement sur la communauté internationale.
Fournir gaz et pétrole ne suffit plus pour peser ou s'imposer. Les fluctuations des prix, la très grande diversification des fournisseurs et les embargos envisagés contre les récalcitrants, en font une vulnérabilité plutôt qu'un atout.
Alger va devoir le comprendre et vite. La position européenne sur le Sahara marocain est le dernier clou dans le cercueil du cheval de Troie algérien pour qui sait lire les lignes de force géopolitiques.
PAR AZIZ DAOUDA/BLUWR.COM












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