La géographie de l’automobile européenne est donc déjà en train de changer.
En juillet, les véhicules 100 % électriques ont représenté 25,7 % des immatriculations neuves dans seize grands marchés européens, contre 22,1 % un an auparavant. Environ 224 000 voitures électriques ont été immatriculées sur le mois. Depuis janvier, près de 1,5 million d’unités ont été vendues, soit une progression d’environ 30 %.
Plusieurs facteurs se combinent : pétrole cher, aides publiques et surtout arrivée de modèles plus accessibles. Renault offre un exemple spectaculaire : au Royaume-Uni, plus de la moitié de ses commandes de juillet concernaient des véhicules électriques, contre seulement 10 % deux ans auparavant.
Pour le Maroc, ce changement n’a rien d’extérieur.
Le Royaume est devenu l’une des grandes plateformes automobiles connectées à l’Europe. Les usines Renault et Stellantis, mais également tout l’écosystème de câblage, plasturgie, sièges, électronique et logistique, vivent directement au rythme des choix technologiques des constructeurs européens.
Or produire une voiture électrique ne consiste pas simplement à retirer un moteur thermique et à installer une batterie.
La structure industrielle change.
Il faut davantage d’électronique de puissance, de logiciels, de systèmes de gestion thermique, de composants électriques et évidemment de batteries. Certaines pièces mécaniques traditionnelles deviennent moins importantes, tandis que de nouveaux métiers apparaissent.
Voilà pourquoi le véritable objectif marocain ne doit probablement plus être seulement de produire davantage de véhicules.
Il faut produire les bons véhicules et surtout les bons composants.
Le Maroc possède plusieurs avantages : proximité avec l’Europe, Tanger Med, expérience industrielle, présence de grands constructeurs et développement progressif d’une filière batteries.
Mais la vitesse compte. Car la transition européenne n’avance pas partout au même rythme. En juillet, l’électrique représentait plus de 35 % du marché français et 29,3 % en Allemagne. Le Danemark dépassait même 80 %.
La géographie de l’automobile européenne est donc déjà en train de changer.
Pour le Maroc, le pétrole cher pourrait paradoxalement constituer une opportunité industrielle : il accélère le passage à l’électrique sur le principal marché d’exportation du Royaume.
Mais une opportunité n’est jamais automatique.
Le risque pour l’industrie automobile marocaine n’est pas que l’Europe abandonne progressivement le moteur thermique. C’est qu’elle le fasse plus rapidement que nous ne transformons nos usines, nos fournisseurs et nos compétences.
Plusieurs facteurs se combinent : pétrole cher, aides publiques et surtout arrivée de modèles plus accessibles. Renault offre un exemple spectaculaire : au Royaume-Uni, plus de la moitié de ses commandes de juillet concernaient des véhicules électriques, contre seulement 10 % deux ans auparavant.
Pour le Maroc, ce changement n’a rien d’extérieur.
Le Royaume est devenu l’une des grandes plateformes automobiles connectées à l’Europe. Les usines Renault et Stellantis, mais également tout l’écosystème de câblage, plasturgie, sièges, électronique et logistique, vivent directement au rythme des choix technologiques des constructeurs européens.
Or produire une voiture électrique ne consiste pas simplement à retirer un moteur thermique et à installer une batterie.
La structure industrielle change.
Il faut davantage d’électronique de puissance, de logiciels, de systèmes de gestion thermique, de composants électriques et évidemment de batteries. Certaines pièces mécaniques traditionnelles deviennent moins importantes, tandis que de nouveaux métiers apparaissent.
Voilà pourquoi le véritable objectif marocain ne doit probablement plus être seulement de produire davantage de véhicules.
Il faut produire les bons véhicules et surtout les bons composants.
Le Maroc possède plusieurs avantages : proximité avec l’Europe, Tanger Med, expérience industrielle, présence de grands constructeurs et développement progressif d’une filière batteries.
Mais la vitesse compte. Car la transition européenne n’avance pas partout au même rythme. En juillet, l’électrique représentait plus de 35 % du marché français et 29,3 % en Allemagne. Le Danemark dépassait même 80 %.
La géographie de l’automobile européenne est donc déjà en train de changer.
Pour le Maroc, le pétrole cher pourrait paradoxalement constituer une opportunité industrielle : il accélère le passage à l’électrique sur le principal marché d’exportation du Royaume.
Mais une opportunité n’est jamais automatique.
Le risque pour l’industrie automobile marocaine n’est pas que l’Europe abandonne progressivement le moteur thermique. C’est qu’elle le fasse plus rapidement que nous ne transformons nos usines, nos fournisseurs et nos compétences.












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