L'ODJ Média



L'histoire des chars russes pour l’Ukraine !

Le Maroc aurait livré des chars russes à l’Ukraine !


Rédigé par Rédaction le Mardi 7 Mars 2023



À la base, l’information a été publiée par la lettre confidentielle Africa Intelligence début décembre 2022.
 

Plusieurs journaux internationaux et parfois marocains répètent depuis cette date que le Maroc aurait livré secrètement des pièces détachées et/ou des chars T72 à l’Ukraine.
 

 Contacté par notre confrère médias24, le 20 décembre, le Forum Far-Maroc (FFM), créé et animé par des passionnés du domaine militaire, réplique à ces différents articles à travers une lecture critique :
 

 "Certains organes de presse ont publié des informations qui ont été rapportées de manière irréfléchie par certains sites web marocains, impliquant de manière douteuse le nom du Maroc dans le conflit russo-ukrainien."
 

Le Forum Far-Maroc publie sur sa page Facebook une vraie démonstration de Fakecheking des allégations sur le sujet.
 



La guerre, la presse, les réseaux sociaux, la propagande, rien de nouveau sous le soleil.
 

 L’information et la désinformation sur le sujet connaîtront la trêve des confiseurs.
 

 L’histoire est relancée par un article sur i24news.tv, le 22 janvier de cette année :
 

“L’armée marocaine aurait cédé un nombre inconnu de chars T-72B, en réfection en République Tchèque, au profit de l’Ukraine.”
 

 Aussitôt reprise par d’autres supports plutôt de troisièmes et quatrièmes divisions tel que le site de propagande militaire algérien Menadefense.
 

 Le 23 janvier le Desk dément : ”Non, le Maroc n’offre pas ses chars de conception soviétique à l’Ukraine.”
 

Le 27 janvier, le portail bladi.net s’interroge sur “Les raisons derrière la livraison par le Maroc des armes à l’Ukraine.”
 

Entretemps, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté, jeudi 23 février, une résolution exigeant de nouveau le retrait des forces russes de l'Ukraine. Cette résolution a recueilli 141 voix pour, dont le Maroc.
 

Pas de réaction officielle avant le 28 février date à laquelle le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita a tenu, une conférence de presse avec le vice-ministre autrichien des Affaires européennes et étrangères Peter Launsky en marge de la visite du chancelier fédéral d'Autriche, Karl Nehammer, au Royaume :
 

Le chef de la diplomatie marocaine apporte lors de cette conférence de presse un démenti officiel sur un supposé envoi par le Maroc d’une vingtaine de chars de combat T-72B à l’armée ukrainienne, via la Tchéquie.
 

Le déroulé est classique, normal dans le style de la diplomatie marocaine fidèle à sa pondération diplomatique, de sa sérénité et son sérieux.
 

Le lendemain, le 1 Mars précisément, en visite officielle au Maroc, le commissaire européen chargé du voisinage et de l’élargissement, Olivér Várhelyi participe à la conférence de presse avec son homologue marocain pour clôturer cette visite de travail au Royaume et a osé saluer l'engagement du Maroc en faveur de l'Ukraine et a affirmé que le Royaume aurait livré des armes à Kiev en se basant sur de simples sources médiatiques :
 

"Nous avons discuté de la contribution du Maroc dans la guerre russe contre l'Ukraine."
 

 Mais Olivér Várhelyi poursuit en affirmant que :
 

"Le Maroc a contribué pas seulement politiquement mais aussi physiquement avec les livraisons. Il y a eu, j'ai lu dans la presse, des livraisons d'anciens tanks russes." (voir vidéo de la conférence de presse à partir de la 30e minute)
 

Ainsi, ce commissaire européen, en visite officielle au Maroc et en présence du Nasser Bourita et certainement informer du démenti de la veille de la diplomatie marocaine, se permet de contredire la position officielle marocaine sur la base d'informations publiées par la presse (“ Il a bien dit : j'ai lu dans la presse.”) ! Et pourquoi pas les réseaux sociaux, la prochaine fois Monsieur, le commissaire européen !
 

Provocation, maladresse ou incompétence… Méconnaissance du démenti ?


En attendant la réaction officielle marocaine, seule référence crédible et responsable, l’opinion publique ne peut pas éviter de penser à la campagne “Maroc Bashing” du Parlement européen.


A lire ou à écouter :


Évidemment, ces déclarations sont immédiatement reprises par BFM TV.
 

Oui, cette chaîne qui n’a pas hésité une seconde pour licencier son animateur Rachid M’Barki suite à une faute professionnelle :
 

Chez BFM TV, il est interdit de dire “Sahara Marocain”.
 

Mais à BFM TV, on s’autorise à reprendre les fameuses déclarations du commissaire européen sans faire référence au démenti marocain !
 

Où est passé le code de déontologie des journalistes ?
 

Ou alors BFM fait partie de “ses gens” dont parle le président Macron :
 

“Il y a après des gens qui essaient de monter en épingle des péripéties, les scandales au Parlement européen, les sujets d'écoute qui ont été révélés par la presse : est-ce que c'est le fait du gouvernement de la France ? Non. Est-ce que la France a jeté de l'huile sur le feu ? Non”
 

Faut-il continuer à chercher midi à quatorze heures quand l’Europe semble avoir adopté avec le Maroc le principe Macronien du “En même temps” certain diront celui du bâton et de la carotte :
 

En effet, il faut le citer aussi, Olivér Várhelyi n’est pas venu les mains vides au Maroc, il a annoncé plusieurs accords financiers importants, dont un demi-milliard d’euros tout de suite pour le nouveau Fonds d’investissement Mohammed VI et 6,5 milliards dans les prochaines années pour l’économie marocaine. (Selon RFI)
 

Dernière minute : une source autorisée au sein du Ministère marocain des affaires étrangères réaffirme avec vigueur le démenti de Nasser Bourita concernant l’envoi par le Maroc d’armes en Ukraine.






Mardi 7 Mars 2023

Dans la même rubrique :
< >

Jeudi 29 Février 2024 - 11:30 Macron, l'inconséquente escalade guerrière !

Dimanche 25 Février 2024 - 12:29 Comment empêcher la poursuite du carnage à Gaza !?

Billet




A mag created with Madmagz.





























Le bouquet L'ODJ : Web Radio    , Portail Web   , Application Mobile   , Magazine connecté   , e-Kiosque PDF  , Régies Arrissala
Menu collant à droite de la page