Commerce extérieur en forte hausse
Sur les deux premiers mois de l’année, les exportations chinoises ont progressé de 21,8% sur un an, bien au-dessus des estimations des économistes qui anticipaient une hausse limitée à 7,2%.
Les importations ont également bondi de 19,8%, dépassant là aussi les prévisions qui tablaient sur une progression d’environ 7%. Cette dynamique reflète une forte activité commerciale internationale pour plusieurs produits fabriqués en Chine.
Les données des douanes montrent notamment une hausse des exportations d’automobiles, de vêtements et d’appareils ménagers. La demande mondiale pour les semi-conducteurs continue également de soutenir les performances commerciales du pays.
Ces résultats interviennent après une année 2025 marquée par un excédent commercial record, qui a permis à l’économie chinoise de maintenir sa croissance malgré un marché intérieur moins dynamique.
Recul vers les États-Unis
Malgré cette progression globale, les échanges avec les États-Unis sont en recul. Les exportations chinoises vers ce marché ont atteint 67,24 milliards de dollars sur la période janvier-février, contre 75,56 milliards de dollars un an plus tôt.
Cette baisse s’explique notamment par les droits de douane imposés par le président américain Donald Trump, qui continuent de peser sur les flux commerciaux entre les deux pays.
Dans le même temps, la Chine renforce ses relations avec d’autres partenaires. Les exportations vers l’Union européenne ont progressé de 27,8%, tandis que celles destinées aux pays de l’ASEAN ont augmenté de 29,2% sur un an.
En marge des réunions politiques des «Deux Sessions» à Pékin, le ministre du Commerce Wang Wentao a reconnu la nécessité de rééquilibrer le commerce extérieur du pays. Selon lui, exportations et importations doivent évoluer de manière équilibrée afin de soutenir durablement la croissance économique.
Pressions énergétiques
Le commerce extérieur chinois évolue également dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques. La flambée des prix du pétrole, provoquée par la guerre impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran et les perturbations dans le détroit d’Ormuz, pourrait alourdir la facture énergétique de Pékin.
Premier importateur mondial de pétrole, la Chine a acheté 16% de brut supplémentaire au cours des mois de janvier et février.
Parallèlement, les autorités chinoises affirment vouloir faire de la consommation intérieure le principal moteur de la croissance économique, afin de réduire progressivement la dépendance du pays aux exportations et à l’industrie manufacturière. Mais les résultats restent mitigés, la population demeurant prudente dans ses dépenses.












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