Selon une lecture géopolitique d’une précision presque hallucinatoire, le Maroc et les États-Unis ne seraient donc pas arrivés en seizièmes grâce aux buts, aux joueurs ou au classement, mais grâce à une vaste conspiration arbitrale internationale. Une sorte de complot du sifflet, organisé entre deux corners, trois ralentis et un quatrième arbitre probablement franc-maçon.
La FIFA, saisie par cette colère historique, aurait donc décidé de suspendre la Coupe du monde à minuit cinquante-neuf. Pas minuit. Pas une heure. Minuit cinquante-neuf. L’horaire est important : il permet à la justice footballistique mondiale d’entrer dans l’Histoire avec une minute d’avance sur le ridicule.
Le comité habilité se réunira jeudi matin. Il rendra son rapport le vendredi 13 novembre à 11h30, parce que dans ce scénario, même le calendrier a décidé de faire de l’humour noir. La compétition reprendrait ensuite le dimanche 15 novembre, sans le Maroc, sans les États-Unis, sans l’Angleterre, remplacés par l’Algérie, l’Iran et l’Afrique du Sud.
On ignore encore si les buts déjà marqués seront rendus, si les corners seront remboursés, et si les supporters devront renvoyer leurs cris de joie par courrier recommandé.
Mais une chose est sûre : dans cette Coupe du monde parallèle, l’Algérie n’a pas besoin de se qualifier. Il lui suffit de déposer une requête. Et dans ce cas, pourquoi s’arrêter au football ? On pourrait aussi suspendre Wimbledon, les Oscars, l’Eurovision et, par prudence, la météo.
Après tout, quand le réel ne vous convient pas, il reste toujours la solution la plus élégante : demander son annulation.












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