Une faute de loyauté politique.
Elle touche au cœur même de notre stabilité stratégique. On peut débattre de tout, sauf de l’intégrité territoriale du Maroc.
La solidarité n’est pas un réflexe pavlovien. Elle ne se déclenche pas au simple mot « musulman ». Elle ne s’improvise pas au gré des émotions médiatiques. Un État n’est pas une confrérie spirituelle. C’est une entité souveraine fondée sur des intérêts, des frontières, une sécurité.
Or que voit-on ?
On ne peut pas, d’un côté, exiger que le monde respecte l’intégrité du Maroc, et de l’autre, applaudir un État qui reconnaît sa fragmentation.
On ne peut pas brandir le mot « souveraineté » lorsqu’il s’agit d’autres causes, et relativiser la nôtre lorsqu’elle dérange nos sympathies idéologiques. La souveraineté n’est pas sélective et n’est pas négociable non plus. Ce n’est pas de la censure que de rappeler cela.
Ce n’est pas de l’autoritarisme que d’exiger un minimum de lucidité stratégique. C’est du réalisme.
La géopolitique n’est pas une scène de théâtre moral. Elle est un rapport de forces.
Et la première d’entre elles s’appelle : l’unité territoriale. Manifester pour un État qui maintient une position contraire à cette ligne rouge n’est pas un acte neutre. C’est un signal politique.
Et tout signal a une signification. Il ne s’agit pas d’interdire une opinion. Il s’agit de poser une question simple : Peut-on prétendre défendre la dignité nationale tout en relativisant ce qui fonde son existence ?
La liberté d’expression est un pilier.
Le Sahara n’est pas une variable diplomatique parmi d’autres. C’est la matrice stratégique du Maroc contemporain. On peut critiquer la diplomatie marocaine. On peut débattre des alliances. On peut proposer d’autres visions.
Mais on ne peut pas jouer avec le socle de l’unité du territoire national. La confusion des loyautés n’est jamais anodine. Elle commence par des slogans. Elle se termine par des fractures…
La maturité politique consiste à comprendre que toutes les causes ne se valent pas lorsqu’elles entrent en collision avec la sienne.
Le Maroc n’a pas besoin d’unanimité. Il a besoin de clarté. Et la clarté impose une vérité simple : la souveraineté ne se négocie pas, ne se relativise pas, ne se fragmente pas. Elle se défend. Toujours.
PAR RACHID BOUFOUS/FACEBOOK.COM












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