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La revue médicale « Prescrire » dresse son bilan 2021 des médicaments à risques


Pour la 9ème année consécutive la Revue « Prescrire » livre son bilan annuel 2020, sur l’efficacité ou non de certains médicaments. Elle donne, à travers une expertise détaillée, l’évaluation et une étude comparative de la balance bénéfices-risques des médicaments qui ont une autorisation de mise sur le marché, française ou européenne, indépendamment de tout conflit d’intérêt, qu’il soit commercial ou corporatiste.



112 médicaments autorisés sont plus dangereux qu’utiles à fin 2020

Tous les médicaments ne se valent pas. Il y en a qui sont plus dangereux qu’utiles. Certes, cet outil d’aide est destiné aux professionnels de la santé, seulement, qui n’est plus concerné par cette étude que les patients. Surtout ceux qui, avant de prendre le traitement prescrit par le médecin, et par souci pour leur santé, ne cessent de lire la notice des médicaments et de surfer sur internet, à la recherche d’autres renseignements, en rapport avec leurs maux et état actuel.
Ce document met en alerte, patients et médecins, sur certains médicaments qui sont plus nuisibles qu’utiles. Il met à la disposition du personnel de santé des informations objectives, qui peuvent éviter aux patients certains dommages disproportionnés.

Médicaments sous la loupe des scientifiques de Prescrire

Selon la revue scientifique : « Suite à cette analyse, certains médicaments sont ajoutés, d’autres sont retirés, soit parce que leur commercialisation a été arrêtée sur décision de la firme ou d’une autorité de santé, soit le temps d’un réexamen de leur balance bénéfices-risques par Prescrire, susceptible d’être modifiée par de nouvelles données ».
D’ailleurs, plusieurs médicaments qui figuraient dans le bilan 2020 de Prescrire ont été retirés du marché français, soit pour leurs effets indésirables ou leurs inefficacités. Ce qui rend encore crédible la recherche documentaire méthodique et reproductible, publiée dans Prescrire.
Le bilan porte sur 112 médicaments (93 sont commercialisés en France) dont la balance bénéfices-risques est défavorable dans toutes les situations cliniques dans lesquelles ils sont autorisés.
Ce sont des médicaments actifs qui exposent à des risques disproportionnés par rapport aux bénéfices, de certains, anciens, dont l’utilisation est dépassée ; de nouveaux traitements qui s’avèrent favorables que d’autres anciens, ou, d’autres qui exposent à des effets indésirables graves.

« Il s’agit d’analyses de nouvelles spécialités pharmaceutiques, de nouvelles indications, de suivis d’évaluation, tant sur les effets indésirables que sur les données d’efficacité, et parfois de réactualisations de données concernant certains effets indésirables d’un médicament ».
Si certains médicaments apportent un progrès thérapeutique, d’autres, par contre, ne sont d’aucune utilité ou ont prouvé leur dangerosité et leurs effets indésirables.
Parmi les médicaments recensés comme plus ou moins dangereux, il y en a qui sont utilisés en cancérologie, en Gastro-entérologie, en Urologie, en Neurologie, des antitumoraux ou certains prescrits dans le cas d’arthrose. Les spécialistes reprochent certaines associations médicales.

Quelques médicaments à écarter

Si l’on ne prend en compte que les médicaments connus, au niveau national, des traitements qui « circulent » dans plusieurs familles marocaines, parmi ceux à écarter : Vastarel, un médicament prescrit au Maroc dans le cadre de l’angine de poitrine (La trimétazidine ). Selon ces scientifiques, c’est une substance qui n’a pas prouvé son efficacité démontrée et qui expose à des syndromes parkinsoniens et à des hallucinations.
Le Phénergan (La prométhazine injectable) est un antihistaminique H1 qui expose à des thromboses et à des gangrènes.
Parmi les autres médicaments incriminés, on retrouve Xenical prescrit en cas d’obésité et dont l’efficacité à long terme n’a pas été démontrée et qui engendre des troubles digestifs, une atteinte hépatique et des fractures osseuses chez les adolescents. Decontractyl, un traitement des contractures musculaires, a aussi ses nocivités.
Les argiles médicamenteuses ou pansements gastro-intestinaux, vendus, au Maroc, sans obligation d’ordonnance, tels que Actapulgite, Smecta ont également prouvé leurs effets indésirables. Selon la revue Prescrire, dans le cas de diarrhées, les argiles modifient l’aspect des selles sans agir sur les pertes liquidiennes et le risque de déshydratation.
Et de terminer qu’il n’y a pas de raison valable pour que ces médicaments plus dangereux qu’utiles restent autorisés.

Bouteina BENNANI / Arrissala / L'ODJ

www.prescrire.org





Dimanche 6 Décembre 2020

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