Un projet international qui cible directement le Maroc
Le Maroc n’est pas seul dans ce chantier. Le pays fait partie d’un trio stratégique avec l’Égypte et la Türkiye, sélectionnés pour un programme régional porté par la BERD, en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement et financé par le Fonds pour l’environnement mondial.
Objectif : transformer le tourisme côtier en modèle durable. Un virage qui devient urgent. Car oui, les plages marocaines attirent, et même beaucoup.
En janvier 2026, le pays a dépassé les 1,3 million d’arrivées touristiques, confirmant une reprise solide post-Covid. Bonne nouvelle pour l’économie… mais pression énorme sur l’environnement.
Le programme s’inscrit dans une initiative plus large appelée iCoast, qui accompagne 14 pays dans la transition vers un tourisme plus responsable. Et clairement, le Maroc est dans le bon timing.
Derrière le boom touristique, des signaux d’alerte
Plus de touristes, c’est plus de revenus… mais aussi plus de déchets, plus de pollution et une exploitation intense des ressources naturelles. Les zones côtières, déjà fragiles, commencent à montrer des signes de fatigue.
Entre la dégradation des écosystèmes marins, la pression sur l’eau et l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, le modèle actuel montre ses limites.
C’est justement pour éviter que le tourisme devienne une bombe à retardement écologique que ce programme veut agir. L’idée n’est pas de freiner le tourisme, mais de le rendre plus intelligent, plus respectueux et surtout plus durable.
Un plan concret, pas juste des promesses
Contrairement à d’autres initiatives qui restent sur papier, ici, ça commence déjà à bouger. Le FEM a validé une première enveloppe de 300.000 dollars pour lancer les bases du projet.
Au programme : études d’impact environnemental et social, consultations locales, analyse des besoins… et même une évaluation sur les questions de genre. Oui, le tourisme durable, ça se pense aussi en termes d’inclusion.
Un consultant externe sera recruté pour piloter cette phase de préparation. L’objectif final est clair : mettre en place un système de financement et d’accompagnement capable de transformer durablement le secteur.
Pourquoi ça change la donne pour le Maroc
Le tourisme côtier est un pilier de l’économie marocaine. Emplois, devises, attractivité… tout passe en grande partie par ses plages.
Mais aujourd’hui, le défi est simple : continuer à attirer sans détruire.
Ce programme pourrait bien devenir un tournant. Il ouvre la voie à des politiques plus strictes, à des investissements verts et à une meilleure gestion des ressources. En gros, passer d’un tourisme de masse à un tourisme maîtrisé.
Et ça tombe bien, car le Maroc s’est déjà engagé dans une transition verte. Ce projet vient donc renforcer une dynamique déjà en cours.
Tourisme marocain : à la croisée des chemins
Pour l’instant, le projet est en phase de préparation. Mais les prochains mois seront décisifs.
Si tout se déroule comme prévu, le Maroc pourrait devenir un modèle régional en matière de tourisme côtier durable. Une vitrine qui attire… sans abîmer.
Reste à voir si tous les acteurs joueront le jeu. Parce que sur le terrain, entre ambitions internationales et réalités locales, le défi est loin d’être gagné.
Le tourisme marocain se trouve aujourd’hui à un tournant stratégique. Il devra arbitrer entre une croissance rapide et un développement plus responsable et durable.












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