Faire du logement un levier de dignité sociale
La première mesure consiste à mettre en place un mécanisme national de garantie destiné à faciliter le financement du premier logement au profit des jeunes et de la classe moyenne. Ce mécanisme vise à garantir les prêts contractés pour l’acquisition de la résidence principale, à réduire l’apport initial exigé et à allonger les délais de remboursement.
Cette orientation répond à un obstacle majeur : beaucoup de ménages disposent d’un revenu régulier, mais ne parviennent pas à franchir le seuil de l’apport initial ou à supporter des mensualités trop lourdes. Le programme cherche donc à rendre l’accès au crédit plus compatible avec les réalités de la classe moyenne.
Le document prévoit ensuite la mobilisation du foncier public pour produire des logements à prix plafonné. En contrepartie des avantages fonciers ou fiscaux accordés par l’État, des cahiers des charges fixeraient un prix de vente maximal. Cette logique entend relier l’usage du foncier public à un objectif d’accessibilité réelle.
Une offre nationale de logement dédiée à la classe moyenne est également proposée, dans le cadre d’un partenariat contractuel avec les promoteurs immobiliers. Celui-ci combinerait foncier, incitation fiscale et accélération des procédures.
Le programme prévoit aussi la numérisation des procédures d’urbanisme et de construction afin d’accélérer les délais et de réduire les coûts. Il évoque la mobilisation du parc de logements vacants à la vente ou à la location. La location et la location-vente sont présentées comme une voie progressive vers la stabilité résidentielle, sans apport initial important.
Enfin, le document consacre une mesure spécifique au monde rural : une loi sur l’urbanisme et la construction en milieu rural, garantissant un droit légal permanent à la construction du logement familial dans un cadre clair, avec procédures simplifiées, aide à l’autoconstruction et guichet unique communal.
L’ensemble traduit une vision structurée : le logement n’est pas seulement un bien immobilier, mais une condition de stabilité familiale, sociale et territoriale.












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