Le recul des demandes d’autorisation de mariage de mineurs au Maroc traduit une dynamique sociétale en cours, portée par la sensibilisation, l’éducation des familles et une meilleure vigilance des institutions. Cette tendance questionne à la fois l’efficacité des campagnes et la nécessité de poursuivre les réformes.
Sensibilisation et scolarisation en moteurs
La baisse des demandes s’inscrit dans un contexte où le débat sur la protection de l’enfance et la réforme du Code de la famille s’intensifie. La combinaison de campagnes menées par des ONG, d’actions du ministère de la Justice et d’un suivi accru des juridictions a contribué à réduire la pression sociale autrefois exercée sur les mineures. L’élévation des niveaux de scolarisation, l’accès croissant à l’information et l’appui communautaire ont également favorisé un changement d’attitudes, particulièrement dans les zones urbaines et périurbaines.
Sur le terrain judiciaire, la pratique des autorisations circonstanciées se resserre, avec un contrôle plus rigoureux des motifs invoqués, ce qui dissuade les démarches abusives. Toutefois, la réalité reste contrastée: des disparités territoriales persistent, et des poches de vulnérabilité expliquent encore des requêtes, notamment pour des raisons socioéconomiques ou de pression culturelle.
Enfin, la dynamique législative, en lien avec la révision du Code de la famille, peut consolider l’orientation protectrice par une clarification des critères et des âges, tout en garantissant l’intérêt supérieur de l’enfant. La baisse des demandes est ainsi un indicateur encourageant d’une société en évolution, mais elle appelle à poursuivre l’effort pour transformer la tendance en acquis durable et équitable sur l’ensemble du territoire.
Sur le terrain judiciaire, la pratique des autorisations circonstanciées se resserre, avec un contrôle plus rigoureux des motifs invoqués, ce qui dissuade les démarches abusives. Toutefois, la réalité reste contrastée: des disparités territoriales persistent, et des poches de vulnérabilité expliquent encore des requêtes, notamment pour des raisons socioéconomiques ou de pression culturelle.
Enfin, la dynamique législative, en lien avec la révision du Code de la famille, peut consolider l’orientation protectrice par une clarification des critères et des âges, tout en garantissant l’intérêt supérieur de l’enfant. La baisse des demandes est ainsi un indicateur encourageant d’une société en évolution, mais elle appelle à poursuivre l’effort pour transformer la tendance en acquis durable et équitable sur l’ensemble du territoire.












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