Le projet d'interconnexion électrique entre le Maroc et le Portugal refait surface, et ce n'est pas un détail technique réservé aux ingénieurs. Le ministère marocain de la Transition énergétique mentionne déjà ce projet comme étant «en cours d'étude», aux côtés de la troisième interconnexion Maroc-Espagne. L'Économiste rapporte de son côté que Lisbonne et Rabat examinent une interconnexion destinée à renforcer la résilience du réseau portugais.
Le sujet est stratégique. Le Maroc ne veut plus être seulement un pays consommateur d'énergie importée ; il cherche à devenir un acteur de circulation, de stockage et demain peut-être d'exportation d'électricité verte. Avec l'Espagne, l'interconnexion existe déjà. Avec le Portugal, elle ouvrirait un autre couloir atlantique, utile autant pour la sécurité d'approvisionnement que pour la valorisation future des renouvelables marocains.
Mais attention à l'euphorie facile. Une interconnexion n'est pas une simple ligne sur une carte. Elle suppose des investissements lourds, des accords commerciaux, des règles de marché, une stabilité réglementaire et une vraie capacité de production disponible au bon moment. L'idée est prometteuse, mais elle doit passer l'épreuve des coûts, des délais et de la gouvernance.
Le Maroc a raison de regarder vers l'Atlantique. Encore faut-il que l'ambition énergétique ne reste pas suspendue entre communiqués et faisabilité.
Le sujet est stratégique. Le Maroc ne veut plus être seulement un pays consommateur d'énergie importée ; il cherche à devenir un acteur de circulation, de stockage et demain peut-être d'exportation d'électricité verte. Avec l'Espagne, l'interconnexion existe déjà. Avec le Portugal, elle ouvrirait un autre couloir atlantique, utile autant pour la sécurité d'approvisionnement que pour la valorisation future des renouvelables marocains.
Mais attention à l'euphorie facile. Une interconnexion n'est pas une simple ligne sur une carte. Elle suppose des investissements lourds, des accords commerciaux, des règles de marché, une stabilité réglementaire et une vraie capacité de production disponible au bon moment. L'idée est prometteuse, mais elle doit passer l'épreuve des coûts, des délais et de la gouvernance.
Le Maroc a raison de regarder vers l'Atlantique. Encore faut-il que l'ambition énergétique ne reste pas suspendue entre communiqués et faisabilité.












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