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Maroc–SFI : un partenariat renforcé pour l’investissement, l’emploi et la croissance


Rédigé par Lycha Jaimssy MBELE le Lundi 16 Mars 2026

À Rabat, le Maroc et la Société financière internationale (SFI), bras financier du secteur privé du Groupe de la Banque mondiale, affichent leur volonté de franchir un nouveau cap. Au cœur des discussions : un partenariat élargi pour soutenir l’investissement, accélérer les réformes économiques et consolider le rôle du secteur privé dans la création d’emplois, en phase avec le futur Cadre de partenariat pays 2026-2035.



À Rabat, certaines réunions passent presque inaperçues dans l’actualité quotidienne. Pourtant, elles dessinent parfois les lignes de force de la décennie à venir. Celle tenue le 12 mars entre la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, et Cheick-Oumar Sylla, directeur pour l’Afrique du Nord et la Corne de l’Afrique à la Société financière internationale (SFI), appartient clairement à cette catégorie.
 

En visite officielle au Maroc du 9 au 13 mars, le responsable de la SFI a échangé avec la ministre autour d’un objectif précis : renforcer la coopération entre le Maroc et cette institution du Groupe de la Banque mondiale spécialisée dans le financement du secteur privé. Un partenariat déjà solide, mais appelé à monter en puissance dans un contexte international devenu plus incertain, entre tensions géopolitiques, pressions climatiques et ralentissements économiques.
 

Les deux responsables ont ainsi passé en revue les perspectives d’un partenariat élargi aligné sur le futur Cadre de partenariat pays 2026-2035, actuellement en préparation entre le Maroc et le Groupe de la Banque mondiale. Ce document stratégique doit orienter la coopération entre les deux parties pour la prochaine décennie.
 

Dans ce cadre, Nadia Fettah a insisté sur un point central : la nécessité d’un accompagnement accru de la SFI pour soutenir la dynamique d’investissement au Maroc. L’idée n’est pas simplement d’attirer des financements, mais de faciliter l’émergence de projets structurants capables de renforcer la compétitivité du tissu économique national.
 

La ministre a notamment évoqué plusieurs secteurs stratégiques appelés à jouer un rôle clé dans les années à venir. Parmi eux, la gestion durable de l’eau, devenue un enjeu majeur face aux cycles répétés de sécheresse. Mais aussi le développement des énergies et les infrastructures liées au gaz, qui s’inscrivent dans la stratégie de diversification énergétique du Royaume.
 

Au-delà des grands projets, le gouvernement attend également un engagement plus marqué de la SFI dans des chantiers économiques structurants. La réforme des entreprises et établissements publics, l’accompagnement des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) et l’amélioration de l’accès au financement figurent en tête des priorités.
 

L’enjeu est clair : renforcer un développement territorial plus équilibré et inclusif, afin que la croissance bénéficie à l’ensemble du tissu économique et non seulement aux grands pôles urbains.
 

Du côté de la SFI, Cheick-Oumar Sylla a salué la qualité du partenariat historique avec le Maroc. Il a surtout confirmé que la stratégie de l’institution sera pleinement alignée sur le futur cadre stratégique Maroc–Banque mondiale 2026-2035.
 

Ce cadre devrait structurer l’appui du Groupe de la Banque mondiale autour de priorités bien identifiées : résilience économique et climatique, transition énergétique, gestion durable des ressources hydriques et croissance plus inclusive génératrice d’emplois.
 

Dans ce dispositif, la SFI jouera un rôle central en mobilisant financements et investissements au profit des entreprises marocaines. L’objectif est d’encourager l’innovation, l’investissement productif et le développement de nouveaux secteurs à forte valeur ajoutée.
 

Au fond, cette coopération dépasse la simple logique financière. Elle accompagne les transformations profondes de l’économie marocaine : industrialisation, décarbonation, modernisation des infrastructures et montée en gamme du secteur privé.
 

La réunion de Rabat aura donc envoyé un signal clair. Dans un monde économique de plus en plus fragmenté, le Maroc continue de consolider ses alliances financières pour soutenir l’investissement et l’emploi. Une stratégie discrète, parfois technique, mais qui pourrait peser lourd dans la trajectoire économique du Royaume au cours des dix prochaines années.


À l’heure où la compétition pour les capitaux internationaux s’intensifie, le Maroc cherche moins à multiplier les partenaires qu’à approfondir ceux qui comptent. Avec la SFI, l’équation semble simple : plus d’investissement productif, un secteur privé plus robuste et, au bout de la chaîne, davantage d’emplois. Un pari économique… mais aussi un choix stratégique pour l’avenir du pays.






Lundi 16 Mars 2026

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