Leila possédait ce don rare de savoir réunir les contraires.
Ensemble, nous avons souvent reçu Shimon Peres pour des déjeuners à la résidence. Ces rencontres n’étaient pas de simples exercices mondains ; elles étaient le laboratoire de création d’un climat d’une paix possible.
C’est dans cette dynamique que nous avons pu contribuer au dialogue et organiser à Paris, avec le support des autorités françaises, ce grand forum sous l’égide de la Banque Mondiale pour lever les fonds nécessaires à la reconstruction et au développement de la Palestine.
Aujourd’hui, une profonde frustration m’envahit.
Elle faisait honneur à la Palestine, elle faisait honneur à la femme arabe.
En ces moments de recueillement, je tiens à exprimer mes plus sincères condoléances à son mari, Mohamed Berrada, le grand romancier, père du « nouveaux roman » au Maroc, un géant de la pensée et de la création littéraire du monde arabe.
Si Leila était la voix vibrante de la Palestine, Mohamed Berrada était par son écriture et sa réflexion, l’un de ses soutiens les plus profonds et les plus subtils.
Adieu, chère Leila. L’histoire retiendra ton élégance intellectuelle et ton courage.
Quant à moi, je retiendrai ton rire, ta fidélité et cette conviction inébranlable que la paix est un chemin que l’on trace à force de dialogue et d’humanité.
Ton empreinte restera gravée dans nos mémoires, aussi indélébile que l’olivier de ta terre et le cèdre de nos montagnes.
*Professeur à l’université.
Par Mohamed Berrada.












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