Ces déclarations s’inscrivent dans un climat politique tendu, nourri par des critiques visant l’administration américaine du président Donald Trump, notamment après des propos controversés sur le Groenland. Le débat a récemment pris de l’ampleur à la suite du soutien affiché par l’ancien président de la FIFA, Sepp Blatter, aux voix appelant au boycott du prochain Mondial.
Dans un entretien accordé à Sky News, Gianni Infantino a défendu une position diamétralement opposée, insistant sur la nécessité de préserver le football de toute instrumentalisation politique. « Les entreprises et les ambassadeurs étrangers continuent de se rendre aux États-Unis. Pourquoi le football devrait-il être le seul à boycotter ? », a-t-il interrogé, soulignant que, « dans un monde divisé et parfois agressif, le football demeure l’un des rares espaces capables de rassembler autour d’une passion commune ».
Se montrant catégorique, le patron de la FIFA a martelé son opposition « à toutes les interdictions et à tous les boycotts », jugeant qu’ils « n’apportent rien ». Dans la même logique, il a évoqué la possibilité d’un retour de la Russie dans les compétitions internationales, estimant que sa suspension, décidée après l’invasion de l’Ukraine en 2022, n’a pas produit les effets escomptés. « Cette interdiction n’a rien accompli, sinon alimenter frustration et ressentiment », a-t-il affirmé.
Ces prises de position surviennent alors que Gianni Infantino a récemment dû clarifier des propos ayant suscité la polémique au Royaume-Uni. Accusé d’avoir tenu une remarque jugée déplacée à l’égard des supporters britanniques lors d’une intervention à Davos, il a assuré n’avoir eu « aucune intention d’offenser », se présentant au contraire comme « un grand admirateur du football anglais ». La FIFA, en coordination avec les autorités suisses, a depuis engagé des démarches pour apaiser les tensions avec les fédérations anglaise, écossaise, galloise et nord-irlandaise.
Prévue en 2026, la Coupe du monde marquera une première par son ampleur, avec la participation de 48 équipes. Les États-Unis accueilleront la majorité des rencontres, tandis que le Mexique et le Canada coorganiseront l’événement avec un nombre plus restreint de matchs.












L'accueil















