Dans un discours très orienté, Louzán a estimé que certains événements lors de la finale africaine « nuisent à l’image du football mondial », avant d’affirmer sans ambiguïté que « la finale du Mondial 2030 se jouera ici, en Espagne ». Une déclaration qui dépasse le simple constat et s’apparente à une tentative de présenter l’Espagne comme modèle organisationnel, tout en minimisant la portée de la compétition africaine.
À l’inverse, Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), adopte un ton nettement plus mesuré. Dans un entretien à la chaîne nationale Al Aoula en juillet dernier, il a rappelé qu’« aucune décision n’a été prise à ce jour concernant la répartition des matchs », soulignant que ces choix relèvent uniquement des discussions entre les trois pays co-organisateurs et la FIFA.
Cette approche factuelle illustre la volonté du Maroc de gérer la co-organisation du Mondial 2030 dans un esprit de coopération, loin des stratégies de pression ou de communication unilatérale. La divergence de ton entre les deux pays résume parfaitement deux manières opposées d’aborder le dossier : d’un côté, la communication espagnole fondée sur les comparaisons et la mise en avant unilatérale ; de l’autre, le discours marocain centré sur le respect des instances compétentes et la prudence.
Le Maroc mise sur le futur stade Hassan II, prévu pour accueillir 115.000 spectateurs, comme cadre potentiel de la finale. Cette infrastructure entre en concurrence directe avec le Santiago Bernabéu, emblématique stade du Real Madrid et choix privilégié des autorités espagnoles.












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