Le bilan 2021-2026 mérite sans doute d’être lu comme un bilan de résistance réformatrice.
Le chef du gouvernement, devant les deux Chambres, n’a pas seulement présenté une addition de chiffres. Il a tenté d’imposer une lecture politique de son mandat : celle d’un exécutif arrivé aux affaires dans une période de cumul des chocs, obligé de gouverner dans le dur, parfois dans l’impopularité, souvent dans l’urgence, mais sans abandonner l’ambition de transformation. La pandémie était encore dans les esprits, la guerre en Ukraine a secoué les marchés, l’inflation importée a comprimé le pouvoir d’achat, la sécheresse a fragilisé l’agriculture, puis les tensions géopolitiques régionales sont venues ajouter une incertitude supplémentaire. On peut toujours discuter le style, la communication, certaines priorités ou certains retards. Mais nier que le gouvernement a gouverné sous contrainte serait intellectuellement paresseux.
C’est même là le premier élément du bilan : la capacité d’encaissement. Le Maroc n’a pas traversé ces années dans un environnement normal. Et pourtant, l’État n’a ni décroché ni renoncé à ses grandes réformes. Ce point mérite d’être dit, car le débat public adore parfois comparer des résultats réels à des promesses formulées dans un monde imaginaire, sans guerre, sans inflation, sans stress hydrique, sans tensions énergétiques. Or le vrai test d’un gouvernement n’est pas sa performance dans le confort, mais sa capacité à tenir la barre quand les paramètres se dégradent. De ce point de vue, la majorité peut soutenir, sans être ridicule, qu’elle a maintenu le pays debout tout en avançant.
Sur le front économique, le plaidoyer est solide, même s’il ne règle pas tout. Le gouvernement met en avant une croissance remontée à 4,8 % en 2025 après le creux de 2022, une inflation ramenée à 0,8 % fin 2025 contre 6,6 % au plus fort de la crise, un déficit budgétaire réduit à 3,5 %, une dette orientée à la baisse et des recettes fiscales en hausse. Pris isolément, chaque indicateur peut être discuté. Pris ensemble, ils racontent tout de même quelque chose : un redressement relatif, une maîtrise retrouvée, et surtout l’absence d’effondrement dans une période où beaucoup d’économies comparables ont payé plus cher la facture des crises. Il ne s’agit pas de crier au miracle. Il s’agit de reconnaître qu’il y a là une forme de sérieux dans la conduite des équilibres.
Cette stabilisation macroéconomique n’est pas un détail technocratique. Elle est politique. Parce qu’un pays qui perd le contrôle de son inflation, de son déficit et de sa crédibilité financière ne protège ni ses classes moyennes, ni ses plus fragiles, ni sa souveraineté de décision. Derrière les tableaux Excel, il y a donc une question de cap. Le gouvernement a manifestement voulu faire valoir cette idée : on ne bâtit pas un État social durable sur des finances publiques déréglées. Et, sur ce terrain, il serait difficile de soutenir honnêtement que tout a été mal fait.
L’autre point fort du récit gouvernemental est l’investissement. Là encore, les chiffres avancés sont destinés à installer une image de confiance : 381 projets validés pour 581 milliards de dirhams et 245.000 emplois directs et indirects annoncés ; une progression sensible de l’investissement direct étranger ; une montée nette de l’investissement public entre 2021 et 2026. Au-delà de l’effet d’annonce, le message politique est clair : le Maroc ne veut plus seulement être un espace de stabilité administrative, mais une plateforme productive, industrielle, logistique, énergétique et technologique. C’est un pari structurel, pas une simple opération de communication. Et dans un contexte mondial de relocalisations partielles, de recomposition des chaînes de valeur et de compétition accrue entre pays émergents, ce pari n’a rien d’absurde.
Bien sûr, tout n’est pas réglé pour autant. Le chômage reste une blessure ouverte. Les disparités territoriales continuent de miner le sentiment d’équité. Le monde rural subit plus durement que d’autres les effets du climat et des retards d’équipement. Beaucoup de jeunes ne “sentent” pas encore les bénéfices de ces grands agrégats. C’est vrai. Mais justement, l’intérêt d’un bilan sérieux est de ne pas transformer les insuffisances persistantes en preuve de nullité générale. Une politique publique peut être incomplète sans être vide. Un mandat peut être imparfait sans être raté.
C’est sur le terrain social que le bilan cherche le plus clairement à changer de nature. Le gouvernement revendique la généralisation de la protection sociale, l’élargissement massif de la couverture médicale, le soutien social direct à près de 4 millions de familles, la prise en charge de cotisations pour les populations vulnérables, les aides à l’enfance, aux veuves, aux personnes âgées, ainsi que des mesures de soutien au pouvoir d’achat via la compensation et la fiscalité. Si l’on se place dans le temps long de l’État marocain, ce n’est pas anodin. Cela marque un glissement : l’État ne se contente plus d’arbitrer, il redistribue davantage, compense davantage, prend en charge davantage. On peut juger le dispositif parfois lent, parfois inégal, parfois bureaucratique ; mais on ne peut pas nier qu’une mutation est en cours.
Le dialogue social constitue un autre argument que la majorité brandit avec raison. Les hausses de salaires dans la fonction publique, les accords sectoriels dans l’éducation, la santé et l’enseignement supérieur, la progression du salaire moyen net dans la fonction publique, la revalorisation du SMIG et du SMAG, la révision de l’impôt sur le revenu : tout cela dessine une orientation. Elle est coûteuse budgétairement, certes. Elle n’éteint pas toutes les colères corporatistes, non plus. Mais elle prouve qu’il y a eu une volonté de réinjecter du revenu, de calmer les fronts sociaux, et de traiter le pouvoir d’achat autrement que par des slogans. Dans un pays où la conflictualité sociale peut rapidement devenir un révélateur politique brutal, ce choix a compté.
La santé et l’éducation, elles aussi, ont été replacées au centre. Là encore, tout ne se mesure pas à l’aune du ressenti immédiat. Rénover des structures, recruter, revaloriser les métiers, numériser, élargir les capacités, réformer les statuts, tout cela prend du temps avant de produire des effets pleinement visibles. Mais c’est précisément l’un des pièges du débat politique contemporain : exiger des résultats instantanés sur des systèmes qui ont accumulé des faiblesses pendant des décennies. Le chef du gouvernement a raison sur un point implicite : cinq ans ne suffisent pas à réparer à eux seuls ce que l’histoire administrative et sociale a laissé sédimenter pendant si longtemps.
Il faut aussi relever un aspect plus politique, presque psychologique, de cette fin de mandat. Le discours du bilan n’a pas seulement cherché à convaincre par les chiffres ; il a voulu opposer la décision à la polémique, l’action à la caricature. Ce n’est pas toujours élégant, parfois même un peu défensif. Mais on comprend l’intention : refuser que le débat électoral de 2026 soit entièrement dominé par une dramaturgie de l’échec total. Car cette dramaturgie a ses avantages tactiques, mais elle fausse l’intelligence collective. À trop présenter chaque gouvernement comme un désastre absolu, on finit par vider la politique de toute crédibilité et la démocratie de tout discernement.
En réalité, le véritable débat n’est pas de savoir si ce mandat a été parfait. Il ne l’a pas été. Le vrai débat est de savoir s’il a été utile. Et à cette question, la réponse semble plutôt oui. Utile parce qu’il a consolidé certains équilibres au lieu de les laisser dériver. Utile parce qu’il a poussé des réformes sociales dont tout le monde parlait depuis des années sans vraiment les assumer. Utile parce qu’il a maintenu un effort d’investissement dans une période de grande incertitude. Utile enfin parce qu’il a gouverné dans un monde moins stable qu’en 2021, sans se contenter de gérer le minimum.
Au fond, le bilan 2021-2026 mérite sans doute d’être lu comme un bilan de résistance réformatrice. Ce n’est ni une épopée, ni une faillite. C’est un mandat sous pression, avec ses zones d’ombre, ses retards, ses arbitrages contestables, mais aussi avec une épaisseur politique réelle. Et c’est probablement cela qu’il faut retenir à l’heure des procès expéditifs : malgré les contraintes, malgré les chocs, malgré les impatiences légitimes, il existe des éléments tangibles pour défendre l’idée d’un bilan globalement positif. Pas un bilan sacré. Pas un bilan hors critique. Mais un bilan qui, objectivement, pèse davantage par ce qu’il a engagé que par ce qu’on voudrait caricaturer.
C’est même là le premier élément du bilan : la capacité d’encaissement. Le Maroc n’a pas traversé ces années dans un environnement normal. Et pourtant, l’État n’a ni décroché ni renoncé à ses grandes réformes. Ce point mérite d’être dit, car le débat public adore parfois comparer des résultats réels à des promesses formulées dans un monde imaginaire, sans guerre, sans inflation, sans stress hydrique, sans tensions énergétiques. Or le vrai test d’un gouvernement n’est pas sa performance dans le confort, mais sa capacité à tenir la barre quand les paramètres se dégradent. De ce point de vue, la majorité peut soutenir, sans être ridicule, qu’elle a maintenu le pays debout tout en avançant.
Sur le front économique, le plaidoyer est solide, même s’il ne règle pas tout. Le gouvernement met en avant une croissance remontée à 4,8 % en 2025 après le creux de 2022, une inflation ramenée à 0,8 % fin 2025 contre 6,6 % au plus fort de la crise, un déficit budgétaire réduit à 3,5 %, une dette orientée à la baisse et des recettes fiscales en hausse. Pris isolément, chaque indicateur peut être discuté. Pris ensemble, ils racontent tout de même quelque chose : un redressement relatif, une maîtrise retrouvée, et surtout l’absence d’effondrement dans une période où beaucoup d’économies comparables ont payé plus cher la facture des crises. Il ne s’agit pas de crier au miracle. Il s’agit de reconnaître qu’il y a là une forme de sérieux dans la conduite des équilibres.
Cette stabilisation macroéconomique n’est pas un détail technocratique. Elle est politique. Parce qu’un pays qui perd le contrôle de son inflation, de son déficit et de sa crédibilité financière ne protège ni ses classes moyennes, ni ses plus fragiles, ni sa souveraineté de décision. Derrière les tableaux Excel, il y a donc une question de cap. Le gouvernement a manifestement voulu faire valoir cette idée : on ne bâtit pas un État social durable sur des finances publiques déréglées. Et, sur ce terrain, il serait difficile de soutenir honnêtement que tout a été mal fait.
L’autre point fort du récit gouvernemental est l’investissement. Là encore, les chiffres avancés sont destinés à installer une image de confiance : 381 projets validés pour 581 milliards de dirhams et 245.000 emplois directs et indirects annoncés ; une progression sensible de l’investissement direct étranger ; une montée nette de l’investissement public entre 2021 et 2026. Au-delà de l’effet d’annonce, le message politique est clair : le Maroc ne veut plus seulement être un espace de stabilité administrative, mais une plateforme productive, industrielle, logistique, énergétique et technologique. C’est un pari structurel, pas une simple opération de communication. Et dans un contexte mondial de relocalisations partielles, de recomposition des chaînes de valeur et de compétition accrue entre pays émergents, ce pari n’a rien d’absurde.
Bien sûr, tout n’est pas réglé pour autant. Le chômage reste une blessure ouverte. Les disparités territoriales continuent de miner le sentiment d’équité. Le monde rural subit plus durement que d’autres les effets du climat et des retards d’équipement. Beaucoup de jeunes ne “sentent” pas encore les bénéfices de ces grands agrégats. C’est vrai. Mais justement, l’intérêt d’un bilan sérieux est de ne pas transformer les insuffisances persistantes en preuve de nullité générale. Une politique publique peut être incomplète sans être vide. Un mandat peut être imparfait sans être raté.
C’est sur le terrain social que le bilan cherche le plus clairement à changer de nature. Le gouvernement revendique la généralisation de la protection sociale, l’élargissement massif de la couverture médicale, le soutien social direct à près de 4 millions de familles, la prise en charge de cotisations pour les populations vulnérables, les aides à l’enfance, aux veuves, aux personnes âgées, ainsi que des mesures de soutien au pouvoir d’achat via la compensation et la fiscalité. Si l’on se place dans le temps long de l’État marocain, ce n’est pas anodin. Cela marque un glissement : l’État ne se contente plus d’arbitrer, il redistribue davantage, compense davantage, prend en charge davantage. On peut juger le dispositif parfois lent, parfois inégal, parfois bureaucratique ; mais on ne peut pas nier qu’une mutation est en cours.
Le dialogue social constitue un autre argument que la majorité brandit avec raison. Les hausses de salaires dans la fonction publique, les accords sectoriels dans l’éducation, la santé et l’enseignement supérieur, la progression du salaire moyen net dans la fonction publique, la revalorisation du SMIG et du SMAG, la révision de l’impôt sur le revenu : tout cela dessine une orientation. Elle est coûteuse budgétairement, certes. Elle n’éteint pas toutes les colères corporatistes, non plus. Mais elle prouve qu’il y a eu une volonté de réinjecter du revenu, de calmer les fronts sociaux, et de traiter le pouvoir d’achat autrement que par des slogans. Dans un pays où la conflictualité sociale peut rapidement devenir un révélateur politique brutal, ce choix a compté.
La santé et l’éducation, elles aussi, ont été replacées au centre. Là encore, tout ne se mesure pas à l’aune du ressenti immédiat. Rénover des structures, recruter, revaloriser les métiers, numériser, élargir les capacités, réformer les statuts, tout cela prend du temps avant de produire des effets pleinement visibles. Mais c’est précisément l’un des pièges du débat politique contemporain : exiger des résultats instantanés sur des systèmes qui ont accumulé des faiblesses pendant des décennies. Le chef du gouvernement a raison sur un point implicite : cinq ans ne suffisent pas à réparer à eux seuls ce que l’histoire administrative et sociale a laissé sédimenter pendant si longtemps.
Il faut aussi relever un aspect plus politique, presque psychologique, de cette fin de mandat. Le discours du bilan n’a pas seulement cherché à convaincre par les chiffres ; il a voulu opposer la décision à la polémique, l’action à la caricature. Ce n’est pas toujours élégant, parfois même un peu défensif. Mais on comprend l’intention : refuser que le débat électoral de 2026 soit entièrement dominé par une dramaturgie de l’échec total. Car cette dramaturgie a ses avantages tactiques, mais elle fausse l’intelligence collective. À trop présenter chaque gouvernement comme un désastre absolu, on finit par vider la politique de toute crédibilité et la démocratie de tout discernement.
En réalité, le véritable débat n’est pas de savoir si ce mandat a été parfait. Il ne l’a pas été. Le vrai débat est de savoir s’il a été utile. Et à cette question, la réponse semble plutôt oui. Utile parce qu’il a consolidé certains équilibres au lieu de les laisser dériver. Utile parce qu’il a poussé des réformes sociales dont tout le monde parlait depuis des années sans vraiment les assumer. Utile parce qu’il a maintenu un effort d’investissement dans une période de grande incertitude. Utile enfin parce qu’il a gouverné dans un monde moins stable qu’en 2021, sans se contenter de gérer le minimum.
Au fond, le bilan 2021-2026 mérite sans doute d’être lu comme un bilan de résistance réformatrice. Ce n’est ni une épopée, ni une faillite. C’est un mandat sous pression, avec ses zones d’ombre, ses retards, ses arbitrages contestables, mais aussi avec une épaisseur politique réelle. Et c’est probablement cela qu’il faut retenir à l’heure des procès expéditifs : malgré les contraintes, malgré les chocs, malgré les impatiences légitimes, il existe des éléments tangibles pour défendre l’idée d’un bilan globalement positif. Pas un bilan sacré. Pas un bilan hors critique. Mais un bilan qui, objectivement, pèse davantage par ce qu’il a engagé que par ce qu’on voudrait caricaturer.
Pouvoir d’achat : La thèse gouvernementale est claire : malgré l’inflation importée, la sécheresse et les chocs extérieurs, l’État a tenté d’amortir la pression sur les ménages par les salaires, les transferts directs, la fiscalité et les subventions.
Pour défendre son action sur le pouvoir d’achat, l’exécutif s’appuie sur une série d’indicateurs sociaux et budgétaires lourds. D’abord, 135 milliards de dirhams ont été mobilisés via la compensation afin de contenir les prix de plusieurs produits de base. Ensuite, le gouvernement revendique un soutien social direct à près de 4 millions de familles, pour un total de 52 milliards de dirhams versés à fin janvier 2026.
Sur le front des revenus, le gouvernement sortant met en avant une hausse générale de 1.000 dirhams nets par mois pour les fonctionnaires, déployée en deux étapes. Le salaire moyen net dans la fonction publique serait ainsi passé de 8.237 dirhams en 2021 à 10.600 dirhams en 2025, soit une progression d’environ 29 %. Le salaire minimum mensuel net dans le public a, lui, progressé de 3.258 à 4.500 dirhams.
Dans le privé, le gouvernement souligne une revalorisation du SMIG de 20 %, avec un salaire mensuel net passé de 2.828,71 dirhams à 3.422,72 dirhams au 1er janvier 2026. Le SMAG, lui, a augmenté de 25 %, passant de 1.994,2 dirhams à 2.533,44 dirhams à partir du 1er avril 2026. À cela s’ajoute une révision de l’impôt sur le revenu, pour un coût supérieur à 7,6 milliards de dirhams, censée améliorer les revenus de différentes catégories de plus de 400 dirhams.
Enfin, l’exécutif relie aussi la défense du pouvoir d’achat à l’accès au logement, en affirmant que plus de 96.000 familles ont déjà bénéficié du programme d’aide directe au logement.
Sur le front des revenus, le gouvernement sortant met en avant une hausse générale de 1.000 dirhams nets par mois pour les fonctionnaires, déployée en deux étapes. Le salaire moyen net dans la fonction publique serait ainsi passé de 8.237 dirhams en 2021 à 10.600 dirhams en 2025, soit une progression d’environ 29 %. Le salaire minimum mensuel net dans le public a, lui, progressé de 3.258 à 4.500 dirhams.
Dans le privé, le gouvernement souligne une revalorisation du SMIG de 20 %, avec un salaire mensuel net passé de 2.828,71 dirhams à 3.422,72 dirhams au 1er janvier 2026. Le SMAG, lui, a augmenté de 25 %, passant de 1.994,2 dirhams à 2.533,44 dirhams à partir du 1er avril 2026. À cela s’ajoute une révision de l’impôt sur le revenu, pour un coût supérieur à 7,6 milliards de dirhams, censée améliorer les revenus de différentes catégories de plus de 400 dirhams.
Enfin, l’exécutif relie aussi la défense du pouvoir d’achat à l’accès au logement, en affirmant que plus de 96.000 familles ont déjà bénéficié du programme d’aide directe au logement.












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