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Nouvelle alternative contre l’obésité


Un traitement du diabète, efficace contre l’obésité, mais avec changement de mode de vie

L’obésité, la maladie du siècle touchant principalement les pauvres, au niveau des pays industrialisés, pourrait, à travers un médicament administré chez les diabétiques, changer de donne, réduire la masse graisseuse et conduire à un certain amaigrissement. C’est ce qui découle des résultats d’une nouvelle étude scientifique publiée dans la revue médicale New England Journal of Medicine.



Fastfoods, frites, gâteaux, friandises, bonbons, mode de vie malsain, alimentation déséquilibrée, manque d’exercice physique, autant de nutriments assimilés et de déséquilibres qui, associés, induisent des désagréments  physiques, voire psychologiques, chez certaines personnes.

L’obésité ne tient qu’à un fil quand le corps est prédisposé à stocker excessivement les graisses ou qui a une prédisposition génétique pour l’augmentation du poids.

Le surpoids et l’obésité sont reconnus comme la cinquième cause de mortalité par l’OMS. L’excès de poids est une grande menace pour la santé.
 
Des chiffres alarmants

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 39% des adultes dans le monde sont en surpoids et 13% sont obèses. Le nombre de cas d’obésité a presque triplé depuis 1975.

D’après la Banque mondiale, 44% d’adultes et 20% d’enfants de plus de cinq ans sont en surcharge pondérale ou obèses dans le monde.

Au Maroc, selon le rapport de la Banque Mondiale sur l’obésité réalisé en 2020, intitulé « Conséquences sanitaires et économiques d’un défi mondial imminent », la masse corporelle devient une problématique. L’expertise révèle que 66% de marocaines sont obèses ou en surpoids. Le surpoids touche plus les femmes que les hommes.

En 2017, selon l’OMS, 20% de marocains étaient obèses et 53% en surpoids. L’obésité touche trois fois plus les femmes (29%) que les hommes (11%) et son incidence dans le milieu urbain est plus accru (22,8%) qu’en milieu rural (14,9%).

Les chiffres sont d’autant plus graves puisqu’ils sont témoins des risques encourus. En effet, 44% des cas de diabète de type 2 sont attribuables au surpoids et 23% aux maladies cardiaques.


Enfin, une alternative

Chirurgie bariatrique qui consiste à placer un anneau gastrique pour avoir une satiété plus rapide, mesurer l’IMC, se peser au gramme près, prendre un traitement rassasiant ou des médicaments limitant l'absorption des graisses alimentaires, brûler les graisses, pilules anti-kilos, psychothérapie, thérapie comportementale sont autant de méthodes et abstinences qui se font dans la souffrance. La prise en charge de l’obésité devant impliquer plusieurs intervenants.

Le médicament miracle de l’étude qui confère la satiété arrive à réduire de 20% le poids de la personne obèse. C’est une avancée majeure en faveur des gens en surpoids et les boulimiques puisque le traitement, de nom scientifique, la sémaglutide,  régule la sensation de faim. Mais aussi le moyen de regagner de l’estime pour soi et le regard des autres.

Les chercheurs l’ont testé chez 2000 personnes adultes de différents pays. Au fait, cette molécule est similaire à celle libérée par l’intestin dans le sang après le repas, réduisant par la même occasion la sensation de la faim et conférant la satiété.

Après un traitement de 15 mois, par une injection sous-cutanée de sémaglutide par semaine ou bien un placebo, les résultats sont spectaculaires. Le quart de l’échantillonnage ont perdu plus de 10% de leur poids et le tiers plus de 20%, un exploit réalisé en peu de temps.

Aussi, un suivi a été assuré par des diététiciens dont le but est d’équilibrer le régime de ces volontaires, tout en exigeant l’exercice physique pour une optimisation des résultats. Les sujets  qui ont eu l’injection ont perdu plus de 15 kilogrammes contre 2,6 kilogrammes pour ceux qui ont reçu le placebo. Pour avoir plus d’effet,  le médicament devait être accompagné par un changement du mode de vie.

Pour les scientifiques, cet amaigrissement a fait baisser, par la même occasion, les graisses et le sucre dans le sang ainsi que la pression artérielle, facteurs de risque des maladies cardiovasculaires et du diabète.

Il est à noter que la sémaglutide est en cours d’homologation de la part d’agences de médicament européenne, britannique et américaine.

Bouteina BENNANI

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Dimanche 14 Février 2021




Journaliste professionnelle. 30 ans d'expérience à L'Opinion. Actuellement journaliste à Radio Web... En savoir plus sur cet auteur

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