L'ouverture du nouveau semestre universitaire à Téhéran s'est transformée en un nouveau théâtre d'affrontements politiques. De violentes manifestations étudiantes ont éclaté sur plusieurs campus de la capitale iranienne, bravant l'important dispositif de sécurité déployé par les autorités. Les protestataires, fer de lance historique de la dissidence en Iran, dénoncent le durcissement des restrictions sociales et politiques, prouvant que le feu de la contestation couve toujours sous les cendres de la répression.
L'Université de Téhéran Renoue avec la Colère
La rentrée académique, traditionnellement synonyme de renouveau, a rapidement pris des allures de fronde ouverte. Dès les premiers jours de cours, des centaines d'étudiants se sont rassemblés dans les cours intérieures des principales universités de Téhéran, scandant des slogans hostiles au pouvoir clérical et réclamant la libération de leurs camarades emprisonnés lors des précédentes vagues de contestation. Ces rassemblements, organisés de manière spontanée via des boucles de messageries cryptées, témoignent de la capacité de mobilisation intacte de la jeunesse iranienne. L'université confirme ainsi son statut de bastion irréductible de la résistance civile, un espace où la colère face à l'impasse économique et à l'isolement international du pays trouve un exutoire politique direct.
Au cœur des revendications étudiantes se trouve le rejet viscéral des nouvelles mesures coercitives imposées par les autorités pour reprendre le contrôle de l'espace public. Les manifestants dénoncent notamment l'omniprésence des milices morales sur les campus, la ségrégation stricte entre les sexes dans les espaces communs, et les pressions académiques exercées sur les professeurs jugés trop libéraux. La question du port obligatoire du voile reste un point de cristallisation majeur : de nombreuses étudiantes ont symboliquement assisté aux rassemblements tête nue, un acte de défiance passible de lourdes peines. Pour cette génération née sous la République islamique, ces restrictions sont perçues comme des atteintes insupportables à leurs libertés individuelles fondamentales.
Face à cette résurgence de la contestation, la réponse des autorités iraniennes ne s'est pas fait attendre, oscillant entre tentatives d'intimidation et répression brutale. Les forces anti-émeutes ont encerclé plusieurs campus, utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les foules, tandis que des dizaines d'arrestations arbitraires ont été signalées par les organisations de défense des droits humains. Le régime, déjà fragilisé par une crise économique endémique et des tensions géopolitiques extrêmes au Moyen-Orient, semble redouter par-dessus tout que cette étincelle estudiantine ne se propage à nouveau aux quartiers populaires. Cependant, la persistance de ces manifestations prouve que la stratégie de la terreur atteint ses limites face à une jeunesse qui estime n'avoir plus rien à perdre.
Au cœur des revendications étudiantes se trouve le rejet viscéral des nouvelles mesures coercitives imposées par les autorités pour reprendre le contrôle de l'espace public. Les manifestants dénoncent notamment l'omniprésence des milices morales sur les campus, la ségrégation stricte entre les sexes dans les espaces communs, et les pressions académiques exercées sur les professeurs jugés trop libéraux. La question du port obligatoire du voile reste un point de cristallisation majeur : de nombreuses étudiantes ont symboliquement assisté aux rassemblements tête nue, un acte de défiance passible de lourdes peines. Pour cette génération née sous la République islamique, ces restrictions sont perçues comme des atteintes insupportables à leurs libertés individuelles fondamentales.
Face à cette résurgence de la contestation, la réponse des autorités iraniennes ne s'est pas fait attendre, oscillant entre tentatives d'intimidation et répression brutale. Les forces anti-émeutes ont encerclé plusieurs campus, utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les foules, tandis que des dizaines d'arrestations arbitraires ont été signalées par les organisations de défense des droits humains. Le régime, déjà fragilisé par une crise économique endémique et des tensions géopolitiques extrêmes au Moyen-Orient, semble redouter par-dessus tout que cette étincelle estudiantine ne se propage à nouveau aux quartiers populaires. Cependant, la persistance de ces manifestations prouve que la stratégie de la terreur atteint ses limites face à une jeunesse qui estime n'avoir plus rien à perdre.












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