Les perturbations du détroit d’Ormuz touchent directement l’économie marocaine par le coût du soufre, matière indispensable aux engrais phosphatés. Le chiffre d’affaires semestriel du groupe public OCP s’est établi à 48,3 milliards de dirhams, en recul de 7 % sur un an. L’entreprise attribue cette évolution à un marché tendu, aux tensions géopolitiques et aux difficultés logistiques sur les matières premières.
Le soufre est un sous-produit des activités pétrolières et gazières. Avant la guerre en Iran, la moitié de son commerce mondial transitait par le détroit, indique le quotidien. Cette concentration expose les fabricants d’engrais aux blocages maritimes et à la hausse des coûts, même lorsque leur ressource principale, ici le phosphate, est extraite localement.
Pour le Maroc, l’enjeu dépasse les comptes d’une entreprise. OCP est détenu à 94 % par l’État et les fertilisants phosphatés fournissent les deux tiers de ses revenus, d’après l’article. Une tension durable sur le soufre peut donc peser sur une filière exportatrice stratégique et sur sa capacité à préserver ses marges.
Cette séquence met en lumière une question industrielle concrète : comment diversifier les approvisionnements et réduire la dépendance à un passage maritime aussi exposé ? Sans préjuger des choix du groupe, la crise rappelle aux entreprises marocaines que la résilience ne dépend pas seulement de la maîtrise de leur matière première principale, mais aussi de chaque intrant critique de leur chaîne de production.
Le soufre est un sous-produit des activités pétrolières et gazières. Avant la guerre en Iran, la moitié de son commerce mondial transitait par le détroit, indique le quotidien. Cette concentration expose les fabricants d’engrais aux blocages maritimes et à la hausse des coûts, même lorsque leur ressource principale, ici le phosphate, est extraite localement.
Pour le Maroc, l’enjeu dépasse les comptes d’une entreprise. OCP est détenu à 94 % par l’État et les fertilisants phosphatés fournissent les deux tiers de ses revenus, d’après l’article. Une tension durable sur le soufre peut donc peser sur une filière exportatrice stratégique et sur sa capacité à préserver ses marges.
Cette séquence met en lumière une question industrielle concrète : comment diversifier les approvisionnements et réduire la dépendance à un passage maritime aussi exposé ? Sans préjuger des choix du groupe, la crise rappelle aux entreprises marocaines que la résilience ne dépend pas seulement de la maîtrise de leur matière première principale, mais aussi de chaque intrant critique de leur chaîne de production.












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