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ONU : la croissance mondiale plafonne à 2,7 % en 2026 malgré le reflux de l’inflation


Rédigé par Lycha Jaimssy MBELE le Lundi 12 Janvier 2026

Dans un contexte mondial fragile, marqué par un ralentissement généralisé de l’économie et des tensions commerciales persistantes, le Maroc fait figure d’exception relative avec des perspectives de croissance nettement supérieures à la moyenne mondiale. Cette situation, révélatrice des défis et des opportunités actuels, appelle à une analyse fine des chiffres récents, des risques sous-jacents et des leviers pour renforcer la résilience économique du royaume et de ses partenaires internationaux.



L’économie mondiale devrait afficher une croissance modérée de 2,7 % en 2026, légèrement en retrait par rapport à 2,8 % en 2025, selon le rapport World Economic Situation and Prospects (WESP) 2026 publié récemment par les Nations Unies. Ces prévisions restent bien en-dessous de la moyenne pré-pandémique d’environ 3,2 %, signe que les séquelles de la crise sanitaire continuent de peser sur l’activité globale.
 

Les chiffres mondiaux cachent cependant des réalités contrastées : malgré une inflation en décélération estimée à 3,4 % en 2025 avant de ralentir davantage vers 3,1 % en 2026 la force du pouvoir d’achat reste sous pression, notamment dans les pays en développement où la hausse des prix demeure un fardeau pour les ménages.
 

Sur le front des tensions commerciales, l’impact des droits de douane, notamment entre grandes puissances, limite l’élan du commerce international et contribue à l’incertitude. Si certaines régions profitent encore d’un léger emballement du commerce des services, l’expansion globale des échanges devrait ralentir à environ 2,2 % en 2026 après 3,8 % en 2025.
 

Pour le lecteuret marocain, ces données mondiales prennent une résonance particulière : le royaume s’efforce de tirer parti de sa position géographique et de ses réformes structurelles pour accélérer son développement. Selon divers instituts y compris des prévisions récentes du Haut-commissariat au Plan (HCP) et d’institutions internationales la croissance du PIB marocain pourrait atteindre entre 3,6 % et 4,4 % en 2025, selon les sources et hypothèses retenues, avant un léger ralentissement en 2026.
 

Cette performance supérieure à la moyenne africaine (estimée à 4,0 % en 2026) s’explique notamment par une reprise vigoureuse du secteur touristique, dont les recettes ont atteint des niveaux record en 2025 avec près de 19,8 millions de visiteurs, preuve que le Maroc attire de nouveau sur la scène internationale. Pourtant, au-delà des chiffres bruts, la lecture économique ne serait pas complète sans rappeler les limites structurelles persistantes : faible productivité dans certains secteurs, volatilité de l’investissement productif et vulnérabilité face aux chocs climatiques, notamment dans l’agriculture.
 

Aux États-Unis, première économie mondiale, la croissance devrait rester modeste autour de 2,0 % en 2026, stimulée par des politiques budgétaires et monétaires accommodantes, mais fragilisée par un marché du travail qui perd de son dynamisme. Dans l’Union européenne, l’impact des tensions commerciales et de l’incertitude géopolitique pèse sur l’activité, avec un PIB projeté à 1,3 % seulement cette même année.
 

En Asie, l’économie chinoise reste un moteur important, même si sa croissance devrait légèrement ralentir à environ 4,6 % en 2026. En Inde et dans le sous-continent sud-asiatique, des taux plus élevés sont attendus, portés par une consommation interne dynamique et des investissements publics soutenus.
 

Malgré ces nuances régionales, un point commun se dessine : l’investissement global reste timide. Contraint par des politiques budgétaires restrictives, des coûts d’emprunt encore élevés et des valorisations jugées tendues sur certains marchés, l’investissement productif ne parvient pas encore à retrouver une trajectoire robuste.
 

La situation appelle donc à une coordination accrue des politiques économiques à l’échelle internationale, en particulier pour renforcer les chaînes d’approvisionnement, soutenir l’innovation technologique tout en atténuant les risques d’inégalités, et promouvoir un commerce international plus stable et inclusif.


Alors que le monde navigue entre résilience et fragilité, le cas du Maroc illustre une capacité à saisir certaines opportunités structurelles tout en devant affronter des défis persistants. L’enjeu pour les décideurs est clair : consolider les gains récents, attirer davantage d’investissements durables et bâtir une croissance plus équitable. Dans un paysage global incertain, la performance marocaine même modérée mérite qu’on la scrute, non pas comme une simple donnée statistique, mais comme un signal d’espoir pour un développement plus soutenu et inclusif au cœur de l’Afrique et au-delà.






Lundi 12 Janvier 2026

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