Selon les dernières données publiées par l’Autorité marocaine du marché des capitaux, l’actif net sous gestion des Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) a franchi le seuil des 799,36 milliards de dirhams au 27 février 2026. Un niveau toujours élevé pour l’industrie de la gestion d’actifs marocaine, mais qui marque une baisse hebdomadaire de 3,17%.
Ce mouvement, relevé dans le bulletin hebdomadaire de l’AMMC consacré aux OPCVM, n’est pas isolé. Il s’inscrit dans une tendance de repli généralisé touchant l’ensemble des grandes catégories de fonds. Autrement dit, la contraction observée ne concerne pas un segment précis du marché, mais reflète plutôt un ajustement global.
Dans le détail, la catégorie “Monétaire” enregistre la baisse la plus marquée avec –5,18% sur la semaine. Ce type de fonds, traditionnellement prisé pour sa prudence et sa liquidité, réagit souvent rapidement aux mouvements de trésorerie et aux arbitrages des investisseurs institutionnels.
Les OPCVM “Obligations Moyen et Long Terme” suivent la même trajectoire avec un recul de –4,18%, tandis que les fonds “Actions” affichent une diminution de –3,36%. Les fonds “Contractuels” cèdent pour leur part –1,28%, alors que la catégorie “Obligations Court Terme” limite la baisse à –1,12%.
Une seule catégorie échappe presque à cette dynamique : les fonds “Diversifiés”, dont l’évolution reste quasi stable, avec une variation hebdomadaire de –0,03%. Cette relative résistance n’est pas surprenante. Par nature, ces fonds répartissent leurs placements entre actions, obligations et instruments monétaires, ce qui leur permet souvent d’amortir les mouvements de marché.
Au-delà de ces fluctuations hebdomadaires, un autre indicateur mérite attention : le nombre total d’OPCVM en activité au Maroc s’élève désormais à 612 fonds. Ce chiffre illustre la maturité progressive de l’industrie de la gestion collective nationale. Il y a une dizaine d’années encore, le marché était bien plus restreint et moins diversifié.
Pour les épargnants comme pour les institutionnels, les OPCVM restent un outil central de placement, permettant d’accéder aux marchés financiers tout en mutualisant les risques. La gestion collective joue d’ailleurs un rôle croissant dans l’orientation de l’épargne vers l’économie productive, un enjeu régulièrement souligné dans les débats sur le financement de la croissance au Maroc.
La photographie arrêtée au 27 février 2026 rappelle donc une réalité simple : même lorsqu’ils atteignent des niveaux historiques, les actifs gérés par les OPCVM restent sensibles aux cycles du marché. Une respiration, en somme, dans un secteur qui demeure l’un des piliers du système financier marocain.
À près de 800 milliards de dirhams d’actifs, la gestion collective confirme son poids dans la finance nationale. Les replis ponctuels, eux, rappellent simplement que le marché par nature ne progresse jamais en ligne droite.












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