OpenAI prépare-t-il le smartphone qui veut enterrer le smartphone ?
OpenAI ne se contente plus d’être une application installée dans nos téléphones. L’entreprise de Sam Altman semble désormais vouloir fabriquer l’objet lui-même. Selon plusieurs informations relayant l’analyste Ming-Chi Kuo, OpenAI aurait accéléré son projet de smartphone dopé à l’intelligence artificielle, avec une production de masse qui pourrait démarrer dès le premier semestre 2027. Le projet impliquerait notamment MediaTek, Qualcomm et Luxshare, avec une puce personnalisée pensée pour faire tourner des fonctions d’IA directement sur l’appareil.
Derrière cette rumeur industrielle, l’enjeu dépasse largement le lancement d’un nouveau téléphone. OpenAI ne chercherait pas seulement à concurrencer Apple ou Samsung sur la photo, la batterie ou le design. Son pari serait plus radical : remplacer la logique des applications par celle des agents intelligents. Demain, au lieu d’ouvrir dix applis pour réserver un voyage, répondre à un mail, acheter un billet ou organiser une réunion, l’utilisateur pourrait simplement donner une instruction à son assistant IA. Le smartphone ne serait plus une mosaïque d’icônes, mais une interface d’exécution.
Cette stratégie s’inscrit dans un mouvement plus large. En 2025, OpenAI a acquis la startup hardware io Products de Jony Ive, l’ancien designer emblématique d’Apple, dans une opération estimée à 6,5 milliards de dollars. L’objectif affiché : concevoir des appareils adaptés à l’ère de l’IA générative, au-delà des formats classiques du téléphone et de l’ordinateur.
Mais il faut se méfier des formules trop spectaculaires. Non, le smartphone actuel ne va pas devenir obsolète en une nuit. Apple et Google disposent d’écosystèmes puissants, de milliards d’utilisateurs, de systèmes d’exploitation installés et d’une maîtrise industrielle que personne ne remplace facilement. Les précédentes tentatives d’objets IA, comme Humane AI Pin ou Rabbit r1, ont montré qu’un concept séduisant peut vite se heurter à la réalité des usages.
La vraie menace est ailleurs : dans le déplacement du centre de gravité. Si l’IA devient l’interface principale, celui qui contrôle l’agent contrôle l’accès aux services, aux données, aux achats, à l’information et aux décisions quotidiennes. OpenAI veut donc sortir de la dépendance aux plateformes d’Apple et de Google pour devenir, à son tour, une plateforme.
Ce projet secret ne rend pas encore votre smartphone inutile. Mais il annonce peut-être la fin d’un cycle : celui du téléphone comme simple écran d’applications. Le prochain combat ne portera pas seulement sur l’objet que nous tenons en main, mais sur l’intelligence qui décidera quoi en faire.
Derrière cette rumeur industrielle, l’enjeu dépasse largement le lancement d’un nouveau téléphone. OpenAI ne chercherait pas seulement à concurrencer Apple ou Samsung sur la photo, la batterie ou le design. Son pari serait plus radical : remplacer la logique des applications par celle des agents intelligents. Demain, au lieu d’ouvrir dix applis pour réserver un voyage, répondre à un mail, acheter un billet ou organiser une réunion, l’utilisateur pourrait simplement donner une instruction à son assistant IA. Le smartphone ne serait plus une mosaïque d’icônes, mais une interface d’exécution.
Cette stratégie s’inscrit dans un mouvement plus large. En 2025, OpenAI a acquis la startup hardware io Products de Jony Ive, l’ancien designer emblématique d’Apple, dans une opération estimée à 6,5 milliards de dollars. L’objectif affiché : concevoir des appareils adaptés à l’ère de l’IA générative, au-delà des formats classiques du téléphone et de l’ordinateur.
Mais il faut se méfier des formules trop spectaculaires. Non, le smartphone actuel ne va pas devenir obsolète en une nuit. Apple et Google disposent d’écosystèmes puissants, de milliards d’utilisateurs, de systèmes d’exploitation installés et d’une maîtrise industrielle que personne ne remplace facilement. Les précédentes tentatives d’objets IA, comme Humane AI Pin ou Rabbit r1, ont montré qu’un concept séduisant peut vite se heurter à la réalité des usages.
La vraie menace est ailleurs : dans le déplacement du centre de gravité. Si l’IA devient l’interface principale, celui qui contrôle l’agent contrôle l’accès aux services, aux données, aux achats, à l’information et aux décisions quotidiennes. OpenAI veut donc sortir de la dépendance aux plateformes d’Apple et de Google pour devenir, à son tour, une plateforme.
Ce projet secret ne rend pas encore votre smartphone inutile. Mais il annonce peut-être la fin d’un cycle : celui du téléphone comme simple écran d’applications. Le prochain combat ne portera pas seulement sur l’objet que nous tenons en main, mais sur l’intelligence qui décidera quoi en faire.












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