Paramount Skydance va absorber Warner Bros Discovery (WBD), valorisé 110 milliards de dollars dette comprise, mettant fin à une longue bataille face à Netflix. Le retrait de ce dernier jeudi, après avoir renoncé à surenchérir sur la dernière offre de Paramount Skydance, a rendu l’issue quasi certaine.
Pour WBD et son patron David Zaslav, l’opération est fructueuse: l’intense compétition entre prétendants a propulsé l’action Warner Bros Discovery, qui a plus que triplé en moins d’un an. À Wall Street, l’action Paramount a bondi de 20% vendredi, saluant l’accord.
Paramount Skydance avait dégainé la première proposition dès septembre, avant que Netflix ne se joigne à la course. Cette fusion réunit deux groupes aux profils proches: chacun cherche à consolider sa présence dans le streaming pour compenser l’érosion de ses chaînes traditionnelles, tout en s’appuyant sur ses studios pour alimenter le pipeline de contenus.
C’est une étape supplémentaire dans la vaste consolidation à Hollywood, reflet de la fragilité croissante du modèle historique des studios et de la télévision. Déjà, en 2022, Discovery avait absorbé WarnerMedia pour créer WBD, sous la houlette de David Zaslav. En août 2025, Skydance a pris le contrôle de Paramount Global. En amont, Disney avait acquis, en 2019, la majeure partie des actifs de Fox (dont 21st Century Fox), tandis qu’Amazon s’était emparé de MGM en 2022.
Le rapprochement apporte un portefeuille de franchises et de catalogues de premier plan. Paramount aligne “Mission: Impossible”, “Transformers” et “Top Gun”, ainsi qu’un riche fonds de classiques. Warner Bros ajoute les sagas “Harry Potter” et “Le Seigneur des anneaux”, ainsi que l’univers DC (Batman, Superman, etc.).
Côté plateformes, HBO Max et Paramount+ se retrouveront sous le même toit, avec respectivement 131,6 et 78,9 millions d’abonnés à fin 2025. Selon Bloomberg, David Ellison, patron de Paramount Skydance, ambitionne de fusionner ces services pour mieux rivaliser avec Disney (174 millions en combinant Disney+ et Hulu) et Netflix (325 millions).
Le nouvel ensemble conservera aussi un large bouquet de chaînes, de CBS à CNN, en passant par Discovery, Eurosport, Comedy Central et MTV. Si la télévision linéaire reste une source de profits significative, la montée du streaming et la contraction du câble aux États-Unis érodent les revenus trimestre après trimestre.
L’accord doit encore être approuvé par les actionnaires lors d’une assemblée générale extraordinaire le 20 mars, puis validé par les autorités de régulation, notamment la FCC (télécommunications). Il consacre l’ascension de David Ellison, qui a transformé Skydance, en un peu plus de 15 ans, de start-up en empire des médias via endettement et acquisitions audacieuses.
Le montage financier s’annonce atypique et soutenu par Larry Ellison, fondateur d’Oracle et père de David Ellison. Figure parmi les plus fortunées au monde et allié de longue date de Donald Trump, Larry Ellison avait indiqué qu’il se prononcerait sur l’accord. Paramount et Netflix ont tous deux tenté de rallier la Maison Blanche; c’est finalement Paramount qui a remporté la mise.
PSKY s’apprête ainsi à avaler une entreprise près de cinq fois plus lourde que sa propre capitalisation, nécessitant un recours massif à l’endettement. De son côté, Netflix n’a pas été sanctionné par le marché: son renoncement a été applaudi, l’action gagnant 13,75% sur la séance de vendredi. Beaucoup jugeaient le prix proposé par Paramount Skydance excessif.
“Le retrait de Netflix de la course lui permettra de se recentrer sur son cœur d’activité, tandis que ses concurrents les plus proches seront accaparés par de longs processus d’approbation réglementaire et d’intégration, au risque de se distraire”, analyse Mohammed Khallouf, chez HSBC. Une lecture qui souligne les enjeux: efficacité opérationnelle pour Netflix, et défi d’intégration pour le futur géant mené par David Ellison.
Pour WBD et son patron David Zaslav, l’opération est fructueuse: l’intense compétition entre prétendants a propulsé l’action Warner Bros Discovery, qui a plus que triplé en moins d’un an. À Wall Street, l’action Paramount a bondi de 20% vendredi, saluant l’accord.
Paramount Skydance avait dégainé la première proposition dès septembre, avant que Netflix ne se joigne à la course. Cette fusion réunit deux groupes aux profils proches: chacun cherche à consolider sa présence dans le streaming pour compenser l’érosion de ses chaînes traditionnelles, tout en s’appuyant sur ses studios pour alimenter le pipeline de contenus.
C’est une étape supplémentaire dans la vaste consolidation à Hollywood, reflet de la fragilité croissante du modèle historique des studios et de la télévision. Déjà, en 2022, Discovery avait absorbé WarnerMedia pour créer WBD, sous la houlette de David Zaslav. En août 2025, Skydance a pris le contrôle de Paramount Global. En amont, Disney avait acquis, en 2019, la majeure partie des actifs de Fox (dont 21st Century Fox), tandis qu’Amazon s’était emparé de MGM en 2022.
Le rapprochement apporte un portefeuille de franchises et de catalogues de premier plan. Paramount aligne “Mission: Impossible”, “Transformers” et “Top Gun”, ainsi qu’un riche fonds de classiques. Warner Bros ajoute les sagas “Harry Potter” et “Le Seigneur des anneaux”, ainsi que l’univers DC (Batman, Superman, etc.).
Côté plateformes, HBO Max et Paramount+ se retrouveront sous le même toit, avec respectivement 131,6 et 78,9 millions d’abonnés à fin 2025. Selon Bloomberg, David Ellison, patron de Paramount Skydance, ambitionne de fusionner ces services pour mieux rivaliser avec Disney (174 millions en combinant Disney+ et Hulu) et Netflix (325 millions).
Le nouvel ensemble conservera aussi un large bouquet de chaînes, de CBS à CNN, en passant par Discovery, Eurosport, Comedy Central et MTV. Si la télévision linéaire reste une source de profits significative, la montée du streaming et la contraction du câble aux États-Unis érodent les revenus trimestre après trimestre.
L’accord doit encore être approuvé par les actionnaires lors d’une assemblée générale extraordinaire le 20 mars, puis validé par les autorités de régulation, notamment la FCC (télécommunications). Il consacre l’ascension de David Ellison, qui a transformé Skydance, en un peu plus de 15 ans, de start-up en empire des médias via endettement et acquisitions audacieuses.
Le montage financier s’annonce atypique et soutenu par Larry Ellison, fondateur d’Oracle et père de David Ellison. Figure parmi les plus fortunées au monde et allié de longue date de Donald Trump, Larry Ellison avait indiqué qu’il se prononcerait sur l’accord. Paramount et Netflix ont tous deux tenté de rallier la Maison Blanche; c’est finalement Paramount qui a remporté la mise.
PSKY s’apprête ainsi à avaler une entreprise près de cinq fois plus lourde que sa propre capitalisation, nécessitant un recours massif à l’endettement. De son côté, Netflix n’a pas été sanctionné par le marché: son renoncement a été applaudi, l’action gagnant 13,75% sur la séance de vendredi. Beaucoup jugeaient le prix proposé par Paramount Skydance excessif.
“Le retrait de Netflix de la course lui permettra de se recentrer sur son cœur d’activité, tandis que ses concurrents les plus proches seront accaparés par de longs processus d’approbation réglementaire et d’intégration, au risque de se distraire”, analyse Mohammed Khallouf, chez HSBC. Une lecture qui souligne les enjeux: efficacité opérationnelle pour Netflix, et défi d’intégration pour le futur géant mené par David Ellison.












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