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Pardon mais c’est le bon Dieu qui l’a voulu !




Par Ali Bouallou

Le PJD a perdu. Il s’est avéré être un sacré mauvais perdant. Les communications des leaders du PJD s’aboutent pour remettre en cause la probité des élections sans le moindre mea culpa et sans le moindre appel à l’autocritique ; l’exception ne faisant pas la règle.

Au lieu de garder la dignité qui s’impose dans les conditions de débâcle électorale, comme il est souvent le cas dans les grandes démocraties, les leaders du PJD s’enfoncent dans le désenchantement par des attaques insensées des valeurs d’ouverture et de désir légitime de bonne vie de toute une nation.

Par ce vote sanction, le peuple marocain a exprimé son dégoût de l’utilisation de la religion dans le discours politique et son rejet de l’économie de l’inchallah où la divinité est mise en avant pour justifier l’échec et l’incompétence. L’envie silencieuse du changement du peuple marocain a évolué dans le silence aurait dit Nietzsche.   

Si le PJD voulait absolument imposer sa vérité, le peuple marocain lui a répondu que la vérité ne s’impose pas. Elle se cherche et évolue continument dans le temps. La vérité avancée par le PJD ne correspond pas à ce qui est. D’un côté, il y avait le discours et de l’autre la réalité objective.

En résumé, le PJD a eu une grande difficulté à accéder à la vérité qui met en relation la raison et le réel. Platon avait estimé que la vérité était à la portée de tous. Le PJD a manqué d’adéquation en pensant que ses élus pouvaient y accéder facilement.

Le peuple marocain a fait preuve d’une conscience libératrice. En l’espace d’un vote, l’Oracle marocain est tombé pour châtier l’approximatif et le discours trompeur.         

Les dix années aux pouvoirs législatif et exécutif ont déculotté le PJD, excusez cette métaphore délicieuse !

Ce parti est finalement comme les autres partis politiques. Il est composé d’hommes et de femmes intimement conditionnés par leur milieu, capables du pire comme du meilleur.

Dans son discours, le PJD se targuait d’une morale irréprochable. L’exercice du pouvoir a couvert les élus du PJD d’opprobre. La morale n’est et ne sera nullement le bien exclusif du PJD et le peuple marocain a fini par le saisir.              
Le PJD ne se rend pas compte mais c’est bien lui qui porte atteinte à la démocratie et à l’image du Maroc par le rejet des résultats des urnes.

Au lieu d’assumer le désamour du peuple marocain y compris sa base électorale, sous le joug du MUR (Mouvement Unité et Réforme) et d’Al Adl Wal Ihssane, il rejette la faute sur, selon la formule PJDiste consacrée, les renards et crocodiles. Pourquoi alors ne pas invectiver les leaders du MUR et d’Al Adl Wal Ihssane ?    

 Selon le PJD, il y a d’un côté sa morale et de l’autre celle des renards et crocodiles, c'est-à-dire tout le reste du peuple marocain. Quelle roguerie hautaine et déconvenue !
       
Pour les leaders du PJD et sans en apporter les preuves, l’argent aurait coulé à flots avant et pendant les élections et ce serait, d’après eux, l’unique raison pour laquelle le parti a perdu.

Tiens donc, c’est bien l’hôpital qui se fout royalement de la charité ! 

Que dire des aides financières distribuées ici et là par l’aile prédicatrice du parti (MUR) toute l’année, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige ? N’est ce pas là l’expression ultime de la fumisterie ?     
     
Le peuple marocain découvre l’illogisme incandescent du PJD avec hébétude. Lorsque tout va bien, le PJD avance que c’est le bon Dieu qui en a décidé ainsi. Mais lorsque tout va mal, la transcendance divine n’a plus de sens pour le PJD !!

Pardon mesdames et messieurs du PJD, quoi que vous disiez, quoi que vous pensiez, cohérence oblige, c’est bien le bon Dieu qui a voulu votre débâcle électorale !     

 

Ali Bouallou






Dimanche 12 Septembre 2021




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