Une anticipation économique renforcée
Dans un entretien accordé à RFI le 5 mars 2026, la Ministre a rappelé l’importance de l’anticipation. Avec la flambée potentielle des prix du pétrole et les tensions sur les chaînes logistiques, le Maroc, fortement dépendant des importations d’hydrocarbures, entend protéger ses citoyens et son économie.
« Notre responsabilité est d’anticiper et de gérer les éventuels impacts sur notre pays et nos populations », a souligné Nadia Fettah, précisant que la stabilité politique et économique du Maroc constitue un facteur clé de confiance pour les investisseurs nationaux et internationaux.
Des marges de sécurité solides
L’expérience des crises récentes, de la pandémie de Covid-19 aux tensions inflationnistes et énergétiques, a permis au Royaume de renforcer ses instruments de gestion macroéconomique. Nadia Fettah a insisté sur l’existence de réserves stratégiques d’hydrocarbures et de change, ainsi que sur des mécanismes publics éprouvés pour atténuer les effets des fluctuations des prix sur les ménages et les entreprises.
L’un des points centraux concerne le coût de l’énergie et des transports publics, un facteur déterminant pour le pouvoir d’achat et la compétitivité. La ministre a précisé que ces dispositifs ne sont pas encore activés, la situation restant sous contrôle pour le moment.
La transition énergétique comme levier stratégique
Au-delà de la gestion conjoncturelle, le Maroc mise sur une transformation structurelle de son modèle énergétique. D’ici 2030, 52% du mix énergétique proviendra des énergies renouvelables, contre environ 42% aujourd’hui, grâce aux infrastructures solaires et éoliennes.
Cette stratégie vise à réduire la dépendance aux importations d’énergie tout en positionnant le Royaume comme fournisseur potentiel d’énergie propre pour l’Europe, et en soutenant l’industrialisation locale.












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