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Pour une poignée de dattes


Il était une fois les caporaux cleptomanes d’Alger que leur peuple détestait. Il en est arrivé à sortir dans la rue pour les pousser à plier bagage et de s’en aller sans se retourner. Après avoir, toutefois, remboursé tout ou partie des deniers du peuple algérien des années durant détournés.



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De grâce, donnez leurs quelques dattes et qu'ils retournent s'occuper de leur Hirak
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Ne sachant plus quoi faire pour étouffer la vindicte populaire, les caporaux cleptomanes se sont tournés vers le voisin marocain, qui leur avait récemment infligés pas mal de misères.

« Il y a une oasis plantés de 15.000 palmiers dattiers, exploités depuis plus d’un siècle par des agriculteurs marocains, que le tracé des frontières a placé du côté algérien ».

« Volons leur le fruit de leur labeur pour provoquer la fureur de Rabat et déclencher une guerre contre le Maroc qui chasserait le Hirak de la rue et sauverait ainsi notre pouvoir », se dirent les caporaux cleptomanes.

« Les Marocains ‘hagrouna’ en ‘live’ à Guergarat, faisant fuir nos mercenaires du polisario qui ont abandonné leurs sandales. Ils ont prolongé leur mur de sécurité, dans la province d’Assa-Zag, à seulement 3 kms de nos frontières ».

« Nos mercenaires n’ont plus moyen de s’infiltrer chez le voisin sans qu’ils ne traversent nos propres lignes, ce qui risque de dévoiler encore plus notre implication directe dans le conflit, déjà suffisamment flagrante comme ça ».

« Pis encore, nos mercenaires se font cibler comme des pigeons quand ils s’approchent trop du Mur des FAR. Et dans les camps de Tindouf, des voix dissidentes s’élèvent de plus en plus haut, brisant le mur de la peur, pour réclamer des comptes à nos marionnettes en tête du polisario ».

« Même les naïfs sympathisants des polisariens à l’étranger commencent à se poser trop de questions sur leur sort des aides envoyées. C’est dire la gravité de la situation ».

« Aussi, allons gaiement nous délecter des dattes cultivées par les agriculteurs marocains d’El Arja et préparons nous vaillamment à laver dans le sang la cinglante défaite que nous avaient infligés les FAR, en 1963, à Hassi Beïda ».

Sauf que, de tout cela, rien n’advint. Les autorités marocaines ont reconnu que la zone en question, à proximité de la province de Figuig, se trouve, selon le tracé des frontières convenu en 1972, en Algérie, même si c’est là un sujet que moult Marocains estiment sujet à discussion.

Puisque les Algériens abhorrent le colonialisme et tout ce qu’il a engendré, et si l’on se référait à la carte du Maroc et de la Régence ottomane d’Alger, avant le début de la conquête française de 1830 ? Ce serait, en effet, plus conforme à un retour aux origines.

La thématique vaut le débat, si l’on se réfère aux slogans anticolonialistes dont les caporaux cleptomanes d’Alger se gargarisent à satiété.

Trop fier, jamais le Marocain ne s’abaisserait à demander des excuses pour s’être fait occuper son territoire et préfère plutôt se féliciter des efforts qu’il a déployé pour chasser l’occupant.

De son parcours historique étatique plus que millénaire, fait de hauts et de bas, il a tiré la leçon que le pire n’est pas de trébucher, mais de ne pas pouvoir se relever.
 
L’attention se porte désormais sur l’indemnisation des agriculteurs lésés d’El Arja, sommées par les autorités algériennes de quitter leurs exploitations agricoles à la date du 18 mars.

Les caporaux algériens passaient déjà pour des nains aux yeux des Marocains. Ils ont, cependant, réussi le tour de force de se rabaisser encore plus, mais cette fois aux yeux de l’ensemble de la communauté internationale.

Les zones frontalières séparant les pays sagement gouvernés savent gérer ce genre de situations de manière civilisée, donnant la primauté aux intérêts de leurs habitants, pour qui les tracés frontaliers sont forcément artificiels.

Ainsi, la propriété privée ne saurait être niée au nom de la souveraineté territoriale. Il y a quand même une différence entre des terres appartenant à des Marocains à celles relevant de l’autorité du Maroc.

« Svp, Marocains, faîtes nous la guerre ! » entend-on murmurer des voix provenant d’Alger. « Trouvez-vous un autre bouc émissaire pour distraire votre peuple » semble répondre Rabat en écho.




Jeudi 18 Mars 2021


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