Dans un communiqué de ce début mars 2026, la compagnie nationale a confirmé l’annulation de quatre vols programmés les 2 et 3 mars entre Casablanca d’une part, Doha (Qatar) et Dubaï (Émirats arabes unis) d’autre part :
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AT216 Casablanca – Doha (2 mars)
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AT217 Doha – Casablanca (3 mars)
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AT246 Casablanca – Dubaï (3 mars)
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AT247 Dubaï – Casablanca (3 mars)
Les passagers concernés ont été invités à ne pas se présenter à l’aéroport et à s’adresser à leur point de vente initial ou au centre d’appel pour obtenir un report ou un remboursement.
Cette suspension, bien qu’à première vue limitée dans le nombre de vols, s’inscrit dans une perturbation aérienne plus vaste, déclenchée par l’intensification des tensions entre les États‑Unis, Israël et l’Iran. Face à une montée des frappes et ripostes militaires, plusieurs pays de la région ont fermé partiellement ou totalement leur espace aérien, entraînant des annulations massives de vols – plus de 700 vols annulés dans le Golfe le 1er mars et des centaines d’autres perturbés à l’échelle régionale et internationale.
Le récit de cette crise m’a rappelé une longue attente à l’aéroport de Dubaï il y a quelques années, quand des orages imprévus avaient cloué des avions au sol : l’impatience, la confusion, puis la solidarité entre voyageurs. Aujourd’hui, cette solidarité est mise à l’épreuve par une crise qui transcende les simples aléas météorologiques pour plonger l’aviation mondiale dans une zone grise de risques et d’incertitudes.
Pour le Maroc, où la diaspora est nombreuse et les échanges avec le Moyen‑Orient croissants, ces annulations créent un défi concret pour des milliers de citoyens et résidents, notamment avec l’approche de la saison des retours familiaux ou de voyages d’affaires. RAM a recommandé à tous ses voyageurs de suivre attentivement le statut de leurs vols via sa plateforme « Gérer ma réservation » et de mettre à jour leurs coordonnées pour recevoir les dernières notifications.
Dans un contexte où fermetures d’espaces aériens et perturbations globales s’intensifient, l’impact sur le secteur aérien marocain mérite une veille continue. Au‑delà de l’effet immédiat sur les plans de vol, cette crise invite à repenser les stratégies de gestion des risques pour une connectivité durable et résiliente – un enjeu crucial pour l’avenir du transport aérien au Maroc comme ailleurs.












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