Une agriculture redevenue moteur de croissance et d’emploi.
Il entraîne également une amélioration du revenu rural, une stimulation de la demande intérieure, une stabilisation des prix des produits alimentaires et une réduction des importations céréalières. Mais son impact le plus immédiat concerne l’emploi.
L’agriculture demeure l’un des principaux pourvoyeurs d’emplois au Maroc, en particulier pour les travailleurs peu qualifiés et les zones rurales.
Une campagne agricole favorable génère des milliers d’emplois saisonniers et permanents, non seulement dans les exploitations agricoles, mais aussi dans les activités connexes : transport, agro-industrie, commerce, services et logistique.
Ainsi, cette dynamique devrait contribuer à une baisse du taux de chômage national, notamment dans les régions rurales où la sécheresse avait aggravé la précarité et les migrations vers les villes.
En renforçant les revenus et l’activité économique locale, l’agriculture agit comme un stabilisateur social majeur.
Une stratégie hydrique multidimensionnelle.
D’abord, l’accélération de la construction de barrages a permis d’augmenter la capacité nationale de stockage et de sécuriser l’approvisionnement en période de sécheresse.
Ensuite, le développement de la dessalination de l’eau de mer place le Royaume parmi les pays les plus avancés d’Afrique dans ce domaine.
Ces infrastructures alimentent à la fois les grandes agglomérations et les périmètres agricoles, tout en réduisant la pression sur les nappes phréatiques.
Parallèlement, la réutilisation des eaux usées traitées s’impose progressivement comme un pilier de la gestion durable, notamment pour l’irrigation et les espaces verts.
Les interconnexions hydrauliques : de véritables « autoroutes de l’eau ».
Ce système permet d’acheminer l’eau des régions excédentaires vers celles qui en manquent, indépendamment des aléas climatiques locaux.
La connexion entre le bassin du Sebou et celui du Bouregreg a ainsi contribué à sécuriser l’alimentation en eau du corridor Rabat–Casablanca, cœur économique du pays.
Cette approche transforme radicalement la relation entre géographie et disponibilité de l’eau : la ressource devient désormais une question d’ingénierie et d’investissement autant que de climat.
Des impacts économiques et sociaux majeurs.
- Soutien à la croissance.
- atténuation de l’inflation alimentaire.
- renforcement de la sécurité alimentaire.
- création d’emplois et réduction du chômage.
- stabilisation du monde rural.
- amélioration de l’attractivité pour l’investissement industriel et touristique.
Garantir l’accès à l’eau pour les grandes métropoles constitue en outre une condition indispensable à la poursuite du développement urbain et industriel.
Un optimisme nécessaire mais prudent.
La préservation des acquis passe donc par la poursuite des efforts en matière d’économie d’eau, de modernisation de l’irrigation, de protection des nappes souterraines et d’accélération des projets de dessalement et de transfert inter-bassins.
En conclusion le Maroc de 2026 ne vit pas simplement une bonne saison agricole :
L’eau est désormais un enjeu stratégique comparable à l’énergie ou à l’alimentation.
Dans un contexte mondial marqué par le changement climatique et la compétition pour les ressources, l’avenir appartiendra non pas seulement aux pays riches en eau, mais à ceux capables de la gérer intelligemment au service de la croissance, de l’emploi et de la cohésion nationale.
Rédigé par Abdelghani El Arrasse - Économiste membre de L’AEI.












L'accueil




Le vote déserté










