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TPME : vers un financement plus inclusif et un élan économique soutenu


Rédigé par Lycha Jaimssy MBELE le Mardi 17 Mars 2026

Dans un contexte économique où les très petites, petites et moyennes entreprises restent des piliers du tissu productif marocain représentant près de 90 % des entreprises le Royaume intensifie ses dispositifs de soutien afin d’améliorer l’accès au financement et de réduire les barrières au développement. Cette dynamique s’inscrit dans un chantier plus large de réforme économique guidé par la vision stratégique de SM le Roi Mohammed VI.



La ville de Tanger a récemment accueilli, un débat pointu sur le financement et la gestion financière des petites entreprises. Un rendez‑vous organisé par l’Instance marocaine des petites entreprises (IMPE) qui a mis en lumière une tension persistante : celle entre potentiel entrepreneurial incontestable et difficultés réelles d’accès au financement.
 

Pour Rachid Ouardighi, président de l’IMPE, les petites structures sont bien plus que des statistiques : elles sont le cœur battant de l’économie nationale, un levier essentiel de création de richesse, d’emplois et d’équité territoriale. Mais, a‑t‑il observé, ce potentiel reste freiné par des contraintes de liquidité, des approches de gestion parfois faibles et une planification financière encore trop souvent improvisée.
 

« Nous assistons, encore trop fréquemment, à des activités qui s’éteignent non pas par manque d’idées ou de produits, mais parce que l’entreprise n’a pas su structurer sa stratégie financière avant même de chercher à se développer », a‑t‑il lancé, sans détour ni langue de bois. De fait, derrière chaque projet avorté, se profile une combinaison d’obstacles manque de fonds propres, réticence des banques à financer des profils jugés à risque, ou encore une faible culture financière.
 

Cette rencontre a permis de rappeler les grandes lignes du dispositif de soutien spécifique dédié aux TPME, récemment lancé dans le cadre de la Charte de l’investissement une réforme d’envergure destinée à renforcer l’attractivité économique du Maroc et à canaliser les investissements vers les projets nationaux porteurs.
 

Selon les textes en vigueur, ce dispositif offre des aides financières cumulables, pouvant atteindre jusqu’à 30 % des coûts d’investissement pour les projets éligibles, avec des incitations spécifiques pour la création d’emplois, le développement territorial et les secteurs prioritaires. Les entreprises souhaitant en bénéficier doivent déposer leur dossier via la plateforme électronique dédiée des Centres Régionaux d’Investissement (CRI), qui assure ensuite l’examen et la validation des projets par une Commission Régionale unifiée.
 

Un parcours qui n’est pas toujours simple, mais qui s’est traduit, sur le terrain, par des résultats concrets : récemment, 89 projets d’investissement en faveur des PME ont été approuvés pour un montant total de plus de 1,28 milliard de dirhams, promettant la création de près de 5 000 emplois directs, selon les autorités.
 

Pourtant, malgré ces progrès, des défis demeurent. L’accès au crédit reste un goulot d’étranglement pour de nombreuses petites entreprises un constat partagé par plusieurs observateurs économiques. Des mesures complémentaires sont actuellement évoquées, notamment une stratégie d’inclusion financière élargie et un rôle accru du secteur bancaire dans l’octroi de financements adaptés aux très petites structures.
 

Ce qui est clair aujourd’hui et ce que le débat de Tanger a remis en exergue c’est que le financement des TPME ne peut plus être pensé comme une simple variable budgétaire, mais doit être intégré dans une vision systémique : une gestion financière solide, une culture entrepreneuriale renforcée et des instruments publics/privés mieux coordonnés.

Au final, le Maroc avance, avec méthode et ambition, vers un modèle de développement entrepreneurial plus inclusif et résilient. Mais la route est encore parsemée d’obstacles. Pour transformer les idées en entreprises durables, et ces entreprises en emplois, il faudra aller au‑delà des dispositifs : former, responsabiliser, accompagner à chaque étape du cycle de vie de l’entreprise. C’est là que réside, peut‑être, la véritable clé d’une économie marocaine plus forte, plus juste et pleinement intégrée dans les dynamiques mondiales.






Mardi 17 Mars 2026

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