Les données publiées par Dhaman montrent que, sur 71 ports arabes étudiés, Tanger Med et Casablanca figurent au premier plan aux côtés de hubs majeurs comme Jebel Ali, Khalifa, Djeddah ou Alexandrie. Cette reconnaissance place le Maroc non seulement comme un acteur clé de la logistique régionale, mais aussi comme un pont entre l’Afrique, l’Europe et le reste du monde dans un secteur où la connectivité se traduit directement par des opportunités de croissance économique et d’emploi.
Le rapport souligne que la flotte commerciale arabe a augmenté d’environ 4 % en 2025, atteignant près de 2 900 navires, tandis que la capacité de transport des navires arabes s’est accrue d’environ 4,6 %, soit quelque 109 millions de tonnes de port en lourd l’équivalent d’environ 5 % du transport maritime mondial. Ces données mettent en relief une région en pleine évolution, dont les infrastructures portuaires se calibrent progressivement pour répondre aux exigences d’un commerce international en mutation.
Cette performance arabe est également soutenue par quelque 146 projets d’investissements étrangers réalisés sur les 23 dernières années, représentant un apport d’environ 4 milliards de dollars dans le secteur maritime. Cela reflète non seulement l’intérêt des capitaux internationaux pour les ports de la région, mais aussi la confiance croissante des acteurs mondiaux dans la capacité des hubs arabes à absorber des flux commerciaux de plus en plus denses.
Au Maroc, ces chiffres se reflètent dans la croissance robuste du trafic portuaire national. En 2025, les ports marocains ont traité quelque 262,6 millions de tonnes de marchandises, en hausse de 8,9 % par rapport à 2024, avec Tanger Med, Casablanca et Jorf Lasfar concentrant près de 88 % des échanges maritimes du pays. Cette dynamique est portée en grande partie par le transbordement, qui représente plus de 50 % du trafic global, devant les importations et les exportations.
La montée en puissance de ces hubs se confirme aussi à travers des données de performance opérationnelle. Le complexe portuaire de Tanger Med a traité plus de 11 millions de conteneurs EVP (Equivalent Vingt Pieds) en 2025, soit une progression annuelle d’environ 8,4 %, illustrant une efficacité accrue dans la gestion des flux conteneurs un segment clé pour le commerce mondial.
Au‑delà des chiffres, ce qui frappe, c’est l’effet d’entraînement sur l’économie nationale que ces plateformes génèrent. Tanger Med et Casablanca ne sont plus seulement des ports de passage : ils structurent des chaînes logistiques intégrées, attirent des investissements industriels, et créent un effet d’agglomération pour les entreprises marocaines et étrangères. À Tanger Med, par exemple, l’optimisation des escales et l’extension des terminaux ont permis de réduire les temps d’attente et d’améliorer la productivité globale des opérations.
Pour les PME marocaines exportatrices comme pour les grandes industries automobiles, phosphates, produits agricoles ou textiles une connectivité portuaire renforcée se traduit par une réduction des coûts logistiques, un accès plus fluide aux marchés internationaux, et une meilleure intégration dans les chaînes de valeur mondiales.
En plaçant Tanger Med et Casablanca en tête de la connectivité maritime dans le monde arabe, le Maroc ne se contente pas de jouer un rôle régional : il devient un catalyseur de la transformation des échanges mondiaux, affirmant durablement son ambition d’être un hub maritime compétitif, intégré et résilient dans le paysage économique du XXIᵉ siècle.












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