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Tempête sur Washington, Rabat garde le cap




Le Capitole pris d'assaut par les trumpistes
Le Capitole pris d'assaut par les trumpistes

2021 démarre en chapeau de roue. Le fait marquant de ce mois de janvier a, incontestablement, été l’investiture, dans une atmosphère surréaliste, du 46e président des Etats-Unis et l’extinction en « live » de l’aura de la démocratie américaine.

La première manifestation de cet état de fait fut l’interruption d’un discours du chef de l’Etat en exercice par une chaîne de télévision. Le président des Etats-Unis, est-il vraiment l’homme le plus puissant du monde ?

Puis vint la suspension de ses comptes sur les réseaux sociaux. Peut-être la plus grave erreur commise par les nouveaux « maîtres du monde » basés à Silicon Valley.

Géants médiatiques, poids lourds économiques, les GAFA ont surgi sur la scène politique, dénudés de toute légitimité démocratique, comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Trump est viré, mais l’illusion démocratique s’est estompée.  

Dernier clou dans le cercueil de la démocratie américaine, l’assaut donné par les partisans de Trump contre le siège du Congrès. Tentative de coup d’Etat, comme ont hurlé en chœur les démocrates ? Se serait alors la première de l’Histoire menée à main nue.

Pour un observateur extérieur, la différence de traitement réservée par les médias étasuniens aux trumpistes envahissant le Capitole en comparaison avec les émeutiers qui ont saccagé plusieurs agglomérations urbaines, pendant l’été 2020, est flagrante.

La dernière blague à Pékin, c’est Mao Tse Toung qui revient à la vie et demande ou en est arrivé la révolution culturelle. Aux Etats-Unis, lui a-t-on répondu.

Pour l’investiture de Joe Biden (en mode virtuelle, pandémie oblige), 25.000 soldats ont quadrillé Washington. Cerise sur le gâteau, leurs dossiers ont été passés au crible par le FBI à la recherche de « suprématistes blancs ».

Quand les civils surveillent les militaires, c’est qu’il y a péril en la demeure. Cinquante hauts cadres du Pentagone ont démissionné, au terme du mandat de Trump, même s’ils n’y étaient pas tous obligés. Parmi eux, le patron de la DIA, le renseignement militaire.

Ces événements ont marqué la fin d’une époque, un point d’inflexion dans la « destinée manifeste » de la première puissance mondiale. Plus jamais les Etats-Unis ne seront encore « la cité qui luit au loin sur la colline ».

Quelle lecture donner à ses événements ayant Rabat comme point de repère ? Le Maroc vient, tout juste, de s’engager dans une alliance renforcée avec les Etats-Unis, avec Israël pour compléter le trépied.

C’est une aubaine géostratégique en Méditerranée occidentale et en Afrique pour le royaume, puisque les intérêts des Etats-Unis dans la région demeurent inchangés.

Ce qui a changé, ce sont les règles du jeu, une reconfiguration régionale que les réactions effarouchées des voisins de l’Est et du Nord reflètent parfaitement.

L’épine de la rose, c’est cette idéologie « woke » (militantisme agressif de justice sociale) qui imprègne l’administration Biden et qu’il faudra gérer. C’est un facteur qu’il serait absurde de sous-estimer.

En termes de rapport coût-bénéfice, le Maroc a misé sur le bon cheval, quel que soit son jockey.

Par Ahmed NAJI
 







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