Plonger dans les chiffres du tourisme marocain en 2025, c’est s’immerger dans un récit de transformation. Selon les données officielles communiquées par le ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, 19,8 millions d’arrivées touristiques ont été enregistrées en 2025, soit une progression de 14 % par rapport à l’année précédente. Jamais le Royaume n’avait atteint un tel niveau, à quelques encablures du seuil des 20 millions de visiteurs.
Ce bond remarquable ne doit rien au hasard. Il est le fruit d’une stratégie étatique ambitieuse la Feuille de route du tourisme 2023-2026 pilotée sous la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui a misé sur une combinaison de réformes structurelles et d’incitations ciblées pour renforcer l’attractivité du pays
Connectivité, diversification, qualité : les ingrédients d’un succès tangible
L’ouverture de nouvelles liaisons aériennes avec les marchés européens, africains et du Moyen-Orient a considérablement dopé l’accès au Maroc, tandis que les campagnes de promotion à l’étranger ont repositionné le Royaume comme une destination « incontournable ». Les ports d’entrée comme Marrakech-Ménara, Casablanca-Mohammed V ou encore Agadir-Al Massira ont vu leurs fréquences de vols s’intensifier, avec des compagnies low-cost et traditionnelles renforçant leur présence.
Sur le terrain, l’offre touristique s’est enrichie : rénovation d’hôtels historiques, émergence d’hébergements thématiques et montée en gamme des établissements de luxe. Les circuits culturels, balnéaires ou encore d’écotourisme ont attiré des visiteurs en quête d’expériences authentiques, bien au-delà des classiques balades dans les médinas ou sur les plages de l’Atlantique
Une manne financière record
Outre les chiffres de fréquentation, l’impact économique est tout aussi spectaculaire. À fin novembre 2025, les **recettes générées par le secteur ont atteint 124 milliards de dirhams, en hausse de 19 % sur un an.
Ce niveau record n’est pas seulement un chiffre : il reflète une dépense moyenne plus élevée des visiteurs, une diversification des produits touristiques et une capacité accrue à générer des devises, notamment au bénéfice des régions les plus dépendantes de cette activité.
Dans un café de Fès, un jeune guide touristique me confiait que la hausse des visites guidées en médina avait permis à plusieurs familles d’ouvrir de petites échoppes artisanales un signe concret que les retombées économiques se diffusent au-delà des grands hôtels.
Cap sur 2030 : ambitions et exigences
2025 apparaît aujourd’hui comme une année de bascule pour le tourisme marocain. Elle ouvre un nouveau chapitre vers l’objectif fixé par les autorités : atteindre 26 millions de touristes d’ici à 2030, une ambition qui s’inscrit dans le cadre d’une vision de rayonnement international accrue du Royaume.
Au-delà des chiffres, cet horizon est exigeant. Il suppose de poursuivre l’amélioration de l’expérience client, de renforcer les infrastructures, mais aussi de penser une croissance qui soit socialement inclusive et écologiquement responsable.
Pour les lecteurs marocains, de Rabat à Oujda, de Tanger à Laâyoune, ce record n’est pas seulement une belle histoire à lire dans les statistiques : c’est la confirmation que l’économie marocaine peut innover, attirer et prospérer dans un contexte mondial très compétitif.
Alors que les frontières entre destinations s’estompent dans un marché mondialisé, le Maroc a réussi en 2025 à inscrire son nom dans le cercle des grandes réussites touristiques. Reste maintenant à transformer cet élan en une croissance durable qui profite à l’ensemble du tissu économique national de la grande métropole aux villages les plus reculés, dans une vision unie, inclusive et résolument tournée vers l’avenir.












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