Une procédure lourde de conséquences
Si les manquements sont confirmés, Shein pourrait être sanctionnée en vertu du Digital Services Act (DSA), la législation européenne qui impose aux plateformes de protéger les utilisateurs contre les contenus et produits illégaux. Les amendes peuvent atteindre 6 % du chiffre d’affaires annuel pour les plus grandes plateformes, dont fait partie Shein.
Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission chargée du numérique, a rappelé que « dans l’UE, les produits illégaux sont interdits à la vente, que ce soit en magasin ou en ligne ». Le DSA protège les consommateurs et impose une transparence sur les algorithmes utilisés pour recommander les produits.
Shein affirme sa coopération
Un porte-parole de Shein a indiqué que le groupe « prend très au sérieux ses obligations au titre du DSA » et a assuré avoir renforcé ses outils de détection de produits illégaux, mis en place des mesures de vérification d’âge et coopéré pleinement avec la Commission européenne. La marketplace française, temporairement suspendue suite au scandale des poupées pédopornographiques, a rouvert début janvier après avoir procédé à un nettoyage des vendeurs et des produits proposés.
Pression de la France et contexte judiciaire
Depuis novembre 2025, les autorités françaises multiplient les initiatives contre Shein. Après un échec pour obtenir l’interdiction totale du site, l’État a demandé à la justice de bloquer la marketplace des vendeurs tiers, avec une décision attendue le 19 mars 2026.
Cette enquête européenne s’inscrit dans un contexte où la vente en ligne de produits interdits aux mineurs, associée à des mécanismes d’addiction et d’opacité algorithmique, est de plus en plus surveillée par Bruxelles et par les États membres.












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