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Un premier vaccin à ARNm contre le virus du Sida


Le saviez-vous ? Le laboratoire américain Moderna vient de lancer un essai clinique pour tester un potentiel vaccin à ARN messager contre le Sida.



Avez-vous déjà entendu parler des personnes séropositives ?

Cela signifie qu'elles vivent avec le virus de l'immunodéficience humaine (VIH). Ce virus s'attaque aux défenses immunitaires de l'organisme : si l'infection par le VIH n'est pas contrôlée (par l'association de plusieurs médicaments antirétroviraux), elle évolue jusqu'à provoquer le Sida – ou "syndrome d'immunodéficience acquise".

Ce jeudi 19 août 2021, le laboratoire américain Moderna (qui a déjà conçu un vaccin contre le Covid-19) a annoncé avoir débuté un essai clinique d'un potentiel vaccin à ARN contre le Sida. La phase 1 de cet essai clinique devrait s'achever en mi-2023. Cet essai de phase 1 sera réalisé sur un échantillon de 56 personnes âgées de 18 à 50 ans non-infectées par le VIH et en bonne santé.

Le VIH est très différent du coronavirus SARS-CoV-2

Pour rappel, les vaccins à ARN messager (comme le vaccin Moderna ou le vaccin Pfizer/BioNtech contre le Covid-19) apportent aux cellules de l'organisme la "recette" (l'ARN messager) pour fabriquer certaines protéines utiles pour se défendre contre les virus. Très fragile, l'ARN messager se détruit juste après avoir transmis cette information, et ne peut en aucun cas modifier le génome.

Le laboratoire Moderna espère donc mettre au point un vaccin à ARN messager contre le Sida : ce vaccin permettrait de prévenir l'activation du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) dans l'organisme, protégeant ainsi contre le Sida.

Ce vaccin (qui ne sera probablement pas disponible avant une dizaine d'années, selon le laboratoire Moderna) risque toutefois d'être difficile à mettre au point : "le VIH est un virus très différent du Sars-CoV-2 en ce qu’il s’intègre, c’est-à-dire qu’il a pour particularité d’intégrer son matériel génétique dans le chromosome des cellules qu’il infecte, a rappelé Jean-Christophe Paillart, directeur de recherches au CNRS. Cela le rend beaucoup plus difficile à cibler puisqu’il se transmet d’une cellule à une autre et qu’il peut rester en dormance (latence) dans la cellule infectée et se réactiver à tout moment."

Lodj avec topsante

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Vendredi 27 Août 2021





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