Réveil aux aurores et trajets éprouvants
Pour beaucoup, la journée commence avant l’aube avec le soubouli, le repas précoce du matin. Les trajets pour rejoindre l’université deviennent un véritable parcours du combattant, aggravé par la fatigue du jeûne. Mohamed Condé, étudiant résidant à Cohay, explique : « Je me réveille à 4h pour le soubouli, puis à 7h je repars pour l’université. Trouver un taxi n’est pas toujours facile. Pour l’instant, c’est gérable, mais la fatigue se fera sentir à partir du 10e jour ».
Concilier foi et formation
Malgré ce rythme exigeant, les programmes académiques restent inchangés. Pour Alhassane Bangoura, « Nous passons des évaluations dans deux matières, mais cela ne me gêne pas car j’ai l’habitude de jeûner les lundis et jeudis ».
Le Ramadan est vécu par les étudiants comme un moment de discipline spirituelle. Mohamed Condé ajoute : « Le Ramadan est un des piliers de l’Islam. Nous continuons à travailler et à apprendre ». L’enjeu est donc de concilier obligations religieuses et exigences académiques sans compromettre ni la foi ni les performances.
Ajustements possibles selon la fatigue
Si la fatigue venait à se faire sentir dans les semaines à venir, des ajustements dans le calendrier des examens pourraient être envisagés. Pour l’instant, l’université poursuit son fonctionnement normal, avec des étudiants qui s’organisent pour maintenir le rythme entre jeûne, cours et évaluations.












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