La 55e édition du Festival national des arts populaires de Marrakech a mis à l'honneur la diversité des rythmes marocains et africains, avec un hommage annoncé à Zina Daoudia, figure populaire de l'aïta et de la chanson marocaine. Le site officiel du festival mentionne une «Nuit des Stars» en hommage à l'artiste, tandis que Le Matin souligne sa réflexion sur la place des femmes dans les arts populaires.
Ce n'est pas seulement un hommage musical. C'est une reconnaissance d'un patrimoine longtemps regardé avec une forme de condescendance sociale, alors même qu'il porte une mémoire, une langue, des douleurs, des fêtes, des colères et des histoires de femmes. L'aïta n'a jamais été un folklore mineur. Elle a été une voix publique, parfois rugueuse, souvent indomptable.
Zina Daoudia incarne cette articulation entre scène populaire et présence féminine. Elle parle à un public large, intergénérationnel, qui ne sépare pas toujours la culture savante de la culture vécue. Et c'est peut-être tant mieux.
À force de vouloir moderniser le Maroc, on oublie parfois que sa modernité la plus solide vient aussi de ses musiques anciennes, quand elles continuent à faire danser, parler et se souvenir. Le patrimoine n'est vivant que lorsqu'il dérange encore un peu le silence.
Ce n'est pas seulement un hommage musical. C'est une reconnaissance d'un patrimoine longtemps regardé avec une forme de condescendance sociale, alors même qu'il porte une mémoire, une langue, des douleurs, des fêtes, des colères et des histoires de femmes. L'aïta n'a jamais été un folklore mineur. Elle a été une voix publique, parfois rugueuse, souvent indomptable.
Zina Daoudia incarne cette articulation entre scène populaire et présence féminine. Elle parle à un public large, intergénérationnel, qui ne sépare pas toujours la culture savante de la culture vécue. Et c'est peut-être tant mieux.
À force de vouloir moderniser le Maroc, on oublie parfois que sa modernité la plus solide vient aussi de ses musiques anciennes, quand elles continuent à faire danser, parler et se souvenir. Le patrimoine n'est vivant que lorsqu'il dérange encore un peu le silence.












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