Télépathie, hypnose, prémonitions… Pourquoi le Maroc refuse encore de les étudier sérieusement
D’emblée, le débat prend ses distances avec les mots eux-mêmes. Le terme « spiritualités », rappelle le chercheur, n’est pas un concept scientifique. Il sert surtout de fourre-tout pour désigner des phénomènes mal compris : télépathie, hypnose, prémonition, intuition extrême, ou encore ce que les traditions appellent miracles, baraka ou karamat. Derrière ces mots, une même interrogation persiste : où s’arrête l’imaginaire collectif et où commence l’objet scientifique ?
Le constat est sans appel : au Maroc, ces questions restent largement absentes du champ académique. Les universités n’offrent aucun cursus dédié, et les sciences humaines – psychologie, sociologie, anthropologie – se limitent le plus souvent à décrire les croyances populaires sans jamais interroger leur réalité. Résultat : le vide est comblé par les réseaux sociaux, où prolifèrent récits de magie noire, rituels supposés, vidéos de maisons qui s’enflamment seules ou de scènes interprétées comme surnaturelles. Le risque, selon l’émission, est de transformer toute défaite ou tout événement inexpliqué en cause occulte, sans recul critique.
Entre science et croyances : a-t-on peur de ce que notre esprit est capable de faire ?
À l’inverse, l’histoire scientifique occidentale montre que ces phénomènes ont été pris au sérieux dès le XIXᵉ siècle. Des chercheurs, physiciens, philosophes et médecins ont exigé des enquêtes rigoureuses sur l’hypnose, la perception extrasensorielle ou l’influence de l’esprit sur la matière. C’est ainsi qu’est né le champ de la parapsychologie, héritier de ce qu’on appelait auparavant la « métapsychique ». Des instituts existent encore aujourd’hui en France, aux États-Unis ou en Russie, où ces phénomènes sont étudiés avec statistiques, protocoles et prudence méthodologique.
L’ambition de « Paranormal » n’est donc ni de convaincre ni de mystifier. Elle est plus modeste et plus risquée à la fois : ouvrir un espace de questionnement rationnel sur ce que l’on ne comprend pas encore. Sans nier la foi, sans sacraliser la science, mais en refusant la facilité de l’explication magique comme celle du rejet systématique.
Une invitation à penser l’invisible sans renoncer à l’esprit critique.
Le constat est sans appel : au Maroc, ces questions restent largement absentes du champ académique. Les universités n’offrent aucun cursus dédié, et les sciences humaines – psychologie, sociologie, anthropologie – se limitent le plus souvent à décrire les croyances populaires sans jamais interroger leur réalité. Résultat : le vide est comblé par les réseaux sociaux, où prolifèrent récits de magie noire, rituels supposés, vidéos de maisons qui s’enflamment seules ou de scènes interprétées comme surnaturelles. Le risque, selon l’émission, est de transformer toute défaite ou tout événement inexpliqué en cause occulte, sans recul critique.
Entre science et croyances : a-t-on peur de ce que notre esprit est capable de faire ?
À l’inverse, l’histoire scientifique occidentale montre que ces phénomènes ont été pris au sérieux dès le XIXᵉ siècle. Des chercheurs, physiciens, philosophes et médecins ont exigé des enquêtes rigoureuses sur l’hypnose, la perception extrasensorielle ou l’influence de l’esprit sur la matière. C’est ainsi qu’est né le champ de la parapsychologie, héritier de ce qu’on appelait auparavant la « métapsychique ». Des instituts existent encore aujourd’hui en France, aux États-Unis ou en Russie, où ces phénomènes sont étudiés avec statistiques, protocoles et prudence méthodologique.
L’ambition de « Paranormal » n’est donc ni de convaincre ni de mystifier. Elle est plus modeste et plus risquée à la fois : ouvrir un espace de questionnement rationnel sur ce que l’on ne comprend pas encore. Sans nier la foi, sans sacraliser la science, mais en refusant la facilité de l’explication magique comme celle du rejet systématique.
Une invitation à penser l’invisible sans renoncer à l’esprit critique.












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