PoÚme, version mise en musique, à écouter de Adnane Benchakroun
Pour ceux qui aiment encore lire : PoĂšme de Adnane Benchakroun
Un bout dâĂąme Ă Rabat, lâautre sous dâautres cieux.
Dans les rues de Paris, Madrid ou Montréal,
Un accent du pays traverse les hivers.
Nous portons dans la voix les marchĂ©s de lâenfance,
Et lâodeur du cafĂ© au lever du soleil.
Le monde nous accueille et parfois nous bouscule,
Mais le Maroc sâinvite au fond de chaque jour.
Entre deux rives, nos cĆurs font la navette,
Un pied ailleurs, lâautre au pays.
MĂȘme si la mer nous sĂ©pare peut-ĂȘtre,
Le Maroc vit toujours en nous ici.
Entre deux rives, nos cĆurs font la navette,
Le vent du monde nous emporte aussi.
Mais dans nos rĂȘves, dans chaque fĂȘte,
Le Maroc revient chaque nuit.
Dans nos valises vivent des mots de darija,
Et des rĂȘves cousus dans la langue des pĂšres.
Les années nous façonnent citoyens du passage,
Ni tout Ă fait dâici, ni jamais loin de lĂ .
Les nuits de nostalgie deviennent des ponts fragiles,
OĂč reviennent les chants des Ă©tĂ©s de Tanger.
Pourtant lâexil apprend la patience des routes,
Et la fierté tranquille de marcher plus loin.
Car chaque fils parti reste un fil de la terre,
Une racine vive au cĆur du vent du large.
Et lorsque nous rentrons au pays pour lâAĂŻd,
Câest tout un archipel qui retrouve sa rive.
Ce poÚme évoque la vie des Marocains de la diaspora, partagés entre deux mondes.
MalgrĂ© la distance et les annĂ©es passĂ©es ailleurs, les liens avec le pays dâorigine ne disparaissent jamais. La diaspora vit ainsi entre deux rives : intĂ©grĂ©e dans les sociĂ©tĂ©s dâaccueil tout en gardant vivante une identitĂ© marocaine forte.
Au fond, le poÚme affirme une idée simple et universelle : on peut vivre loin de sa terre, mais la terre continue de vivre en nous.












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