La rose de Jéricho vit en Palestine.
Elle vacille dans les affres du génocide,
Chancelle dans le chagrin sans terre,
Puis rejoint les Ăąmes nues de Gaza.
La rose plie, mais ne rompt pas.
Sous la cendre, elle attend.
La rose plie, mais ne rompt pas.
Elle survit au temps,
Et Ă la mort.
La rose de JĂ©richo est fleur dâĂ©ternitĂ©,
Elle croßt dans la légende et le poÚme.
Parmi les palmiers et la tour épierrée,
Comme le roseau du fleuve Jourdain,
La rose de Jéricho plie mais ne rompt pas.
La rose plie, mais ne rompt pas.
MĂȘme blessĂ©e, elle tient.
La rose plie, mais ne rompt pas.
Mémoire vivante
Du possible.
Sisyphe végétal des saisons de la cruauté,
La rose de Jéricho déjoue la mort.
Albert Camus nous implore outre-tombe :
« Il faut, un jour ou peut-ĂȘtre une nuit,
Imaginer Sisyphe heureux en Palestine. »
La rose est un drapeau.
PoĂšme rouge au cĆur,
Sourire vert Ă la bouche,
Luth blanc dans les mains du temps,
Fleuron noir de la mémoire.
Couleurs mĂȘlĂ©es aux vagues
De la mer de Gaza.
La rose plie, mais ne rompt pas.
Ni la pierre, ni le fer.
La rose plie, mais ne rompt pas.
Elle traverse lâenfer
Et reste.
Voyez la Palestine éternelle,
Dans sa capitale de douleur.
Ses horizons sont de pierre et de fer,
Ses tentes sont apatrides.
Gaza défait ses ruines encore chaudes.
Le désespoir est profond.
Profond.
Ce poĂšme fait de la rose de JĂ©richo le symbole central de la Palestine : une fleur dâĂ©ternitĂ©, fragile en apparence mais capable de survivre aux pires saisons de la cruautĂ©.
Le poĂšme tisse un rĂ©seau de rĂ©fĂ©rences philosophiques, historiques et symboliques â de Camus aux dynasties islamiques â pour transformer la fleur en drapeau vivant, fait de couleurs, de mĂ©moire et de culture. Face Ă une Palestine dĂ©crite comme une cage de douleur, aux horizons de pierre et de fer, la rose de JĂ©richo demeure une promesse : celle dâune vie qui persiste, mĂȘme dans lâenfer, et refuse de disparaĂźtre.












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