240 millions d’adolescents sous le seuil d’une heure d’activité
Environ 240 millions de jeunes de 11 à 17 ans déclarent n’avoir atteint une heure d’activité physique modérée à intense sur aucune journée de la semaine précédente.
C’est le constat publié par l’Organisation mondiale de la santé le 4 novembre 2026. Attention à la nuance : cela ne signifie pas qu’ils n’ont absolument pas bougé, mais qu’aucun jour n’a atteint ce seuil.
L’étude, publiée dans The Lancet Global Health, rassemble 389 enquêtes réalisées dans 140 pays et territoires, auprès de plus de 3,2 millions d’adolescents. Les résultats montrent une situation presque figée depuis quinze ans.
Les filles rencontrent davantage de difficultés : 28 % ne déclarent aucun jour atteignant ce seuil, contre 22 % des garçons. Ces chiffres décrivent une tendance mondiale, pas une estimation propre au Maroc.
Pourtant, bouger apporte bien plus qu’une dépense d’énergie. Chez les jeunes, l’activité physique soutient la santé des os, le développement musculaire et les capacités cognitives. Autrement dit, elle mérite sa place dans l’emploi du temps, au même titre que les révisions.
Bouger davantage sans abonnement ni compétition
Bonne nouvelle : l’activité physique dépasse largement les frontières de la salle de sport. Marcher d’un bon pas, danser, pédaler ou jouer au ballon comptent aussi.
Pour les 5–17 ans, l’OMS recommande au moins soixante minutes quotidiennes, en moyenne sur la semaine, d’activité d’intensité modérée à soutenue. Cette durée peut se répartir dans la journée.
Commencer petit et augmenter progressivement
Un adolescent peu actif peut commencer par dix à quinze minutes, puis augmenter progressivement.
Ces premières minutes sont utiles, même si elles ne suffisent pas encore à atteindre la recommandation. L’idée consiste à construire une habitude que l’on aura envie de retrouver demain.
Dans une journée marocaine bien remplie, plusieurs occasions peuvent servir de point de départ : rejoindre le lycée à pied lorsque le trajet est sûr, organiser une partie dans un terrain de proximité ou proposer une promenade familiale sur la corniche. À la maison, quelques chansons pour danser peuvent aussi lancer le mouvement.
Pour les révisions, on peut convenir d’une courte pause active entre deux exercices. Se lever, marcher ou faire quelques mouvements permet de couper les longues périodes assises. Ces pauses complètent les activités plus soutenues de la journée.
Encourager les jeunes et leur ouvrir des espaces
« Lâche ton téléphone et va courir ! » La formule est tentante. Elle laisse pourtant de côté des obstacles concrets : circulation, coût des inscriptions, manque d’espaces accessibles ou sentiment d’insécurité.
L’OMS souligne que l’environnement influence fortement les possibilités de pratiquer une activité.
Laisser chacun choisir une activité qui lui plaît
Avant de proposer un programme, demandons au jeune ce qu’il aimerait essayer. Football, danse, vélo, marche avec une amie : le plaisir compte. Pour les adolescentes, on peut rechercher ensemble un lieu rassurant, des horaires adaptés ou une pratique entre amies, selon leurs préférences.
En famille, valorisons la régularité et les moments partagés. Les remarques sur le poids ou les comparaisons avec le cousin sportif n’ont pas leur place dans cette démarche. Une sortie agréable donne davantage envie de recommencer qu’un sermon au salon.
Ce soir, pourquoi ne pas proposer une petite marche après les devoirs ? Quinze minutes ensemble peuvent ouvrir la voie à une routine plus active. Le prochain rendez-vous se prépare simplement : un créneau réaliste, une activité appréciée et quelqu’un avec qui partager ce moment.












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