Marché auto : électrification, marques chinoises et ventes record changent la donne
Cette performance prolonge la trajectoire ascendante enclenchée après une année 2025 déjà historique, marquée par 235.372 immatriculations. Le marché marocain semble ainsi résister aux tensions internationales, malgré un environnement mondial encore perturbé par les tensions géopolitiques, les incertitudes sur les chaînes d’approvisionnement et la hausse des prix des carburants. Pour l’heure, ces facteurs n’ont pas freiné la demande locale, portée par un besoin structurel d’équipement automobile et par le renouvellement d’un parc vieillissant.
Dans le détail, les voitures particulières ont représenté le moteur principal de cette croissance. En avril 2026, elles ont totalisé 19.868 ventes, en hausse de +26,2 % sur un an. Sur le cumul janvier-avril, les VP ont atteint 71.883 unités, soit une progression de +23,9 %, et représentent 88,2 % du marché total. Les véhicules utilitaires légers, eux aussi orientés à la hausse, ont enregistré 2.749 unités en avril, pour un cumul de 9.635 unités depuis janvier, soit +15,8 %. Cette évolution confirme le maintien de l’investissement des entreprises, des professionnels et des activités liées au tourisme, au transport et aux flottes.
Mais le fait le plus significatif reste sans doute l’accélération de l’électrification. Les véhicules électrifiés — hybrides, hybrides rechargeables, mild-hybrides, électriques purs et REEV — ont représenté 17 % des immatriculations de voitures particulières sur les quatre premiers mois de 2026, contre 10,8 % un an plus tôt. En volume, cela correspond à 12.209 unités, soit une progression spectaculaire de +95,4 %.
Cette transition ne se fait toutefois pas encore par l’électrique pur seul. Les hybrides rechargeables ont bondi de +170,3 %, les mild-hybrides de +162,6 %, tandis que les véhicules 100 % électriques ont atteint 751 immatriculations, en progression de +130,4 %. Le marché voit aussi apparaître les véhicules REEV, à prolongateur d’autonomie, avec 652 unités immatriculées à fin avril. Une catégorie encore nouvelle au Maroc, principalement portée par des modèles chinois.
Autre mutation majeure : la percée des marques chinoises. Sur janvier-avril 2026, 18 marques chinoises ont totalisé 8.023 immatriculations VP, soit 11,2 % de part de marché, contre 4,8 % sur la même période en 2025 et seulement 1,1 % en 2024. En avril seul, elles ont représenté 2.442 immatriculations, soit 12,3 % des voitures particulières vendues durant le mois.
Cette progression traduit une recomposition rapide du paysage automobile marocain. L’offre chinoise ne vient plus seulement concurrencer les marques installées sur le prix ; elle élargit aussi l’accès aux motorisations électrifiées, avec des modèles mieux équipés, plus technologiques et souvent plus agressifs commercialement. Pour les importateurs historiques, le message est clair : la bataille ne se jouera plus uniquement sur la notoriété ou le réseau, mais aussi sur la capacité à proposer des véhicules modernes, accessibles et adaptés aux nouveaux usages.
Le financement automobile joue également un rôle central dans cette dynamique. Les offres de crédit classique, de leasing, de LOA ou de reprise facilitent l’acte d’achat, dans un marché où la demande reste forte mais sensible au pouvoir d’achat. La bonne tenue du tourisme, en hausse de 7 % à fin mars 2026 selon le communiqué, soutient aussi les besoins en véhicules de location et de transport touristique.
Le marché automobile marocain entre donc dans une phase intéressante : croissance des volumes, diversification de l’offre, montée des marques chinoises, électrification progressive, regain des utilitaires. Reste une question de fond : cette croissance pourra-t-elle se maintenir si les prix des carburants, le coût du crédit ou les tensions logistiques venaient à peser davantage sur les ménages et les professionnels ?
Pour l’instant, les chiffres racontent un marché robuste, encore porté par une demande profonde. Mais ils signalent aussi une rupture : l’automobile au Maroc n’est plus seulement un marché de renouvellement. Elle devient un terrain de repositionnement industriel, technologique et commercial.
Dans le détail, les voitures particulières ont représenté le moteur principal de cette croissance. En avril 2026, elles ont totalisé 19.868 ventes, en hausse de +26,2 % sur un an. Sur le cumul janvier-avril, les VP ont atteint 71.883 unités, soit une progression de +23,9 %, et représentent 88,2 % du marché total. Les véhicules utilitaires légers, eux aussi orientés à la hausse, ont enregistré 2.749 unités en avril, pour un cumul de 9.635 unités depuis janvier, soit +15,8 %. Cette évolution confirme le maintien de l’investissement des entreprises, des professionnels et des activités liées au tourisme, au transport et aux flottes.
Mais le fait le plus significatif reste sans doute l’accélération de l’électrification. Les véhicules électrifiés — hybrides, hybrides rechargeables, mild-hybrides, électriques purs et REEV — ont représenté 17 % des immatriculations de voitures particulières sur les quatre premiers mois de 2026, contre 10,8 % un an plus tôt. En volume, cela correspond à 12.209 unités, soit une progression spectaculaire de +95,4 %.
Cette transition ne se fait toutefois pas encore par l’électrique pur seul. Les hybrides rechargeables ont bondi de +170,3 %, les mild-hybrides de +162,6 %, tandis que les véhicules 100 % électriques ont atteint 751 immatriculations, en progression de +130,4 %. Le marché voit aussi apparaître les véhicules REEV, à prolongateur d’autonomie, avec 652 unités immatriculées à fin avril. Une catégorie encore nouvelle au Maroc, principalement portée par des modèles chinois.
Autre mutation majeure : la percée des marques chinoises. Sur janvier-avril 2026, 18 marques chinoises ont totalisé 8.023 immatriculations VP, soit 11,2 % de part de marché, contre 4,8 % sur la même période en 2025 et seulement 1,1 % en 2024. En avril seul, elles ont représenté 2.442 immatriculations, soit 12,3 % des voitures particulières vendues durant le mois.
Cette progression traduit une recomposition rapide du paysage automobile marocain. L’offre chinoise ne vient plus seulement concurrencer les marques installées sur le prix ; elle élargit aussi l’accès aux motorisations électrifiées, avec des modèles mieux équipés, plus technologiques et souvent plus agressifs commercialement. Pour les importateurs historiques, le message est clair : la bataille ne se jouera plus uniquement sur la notoriété ou le réseau, mais aussi sur la capacité à proposer des véhicules modernes, accessibles et adaptés aux nouveaux usages.
Le financement automobile joue également un rôle central dans cette dynamique. Les offres de crédit classique, de leasing, de LOA ou de reprise facilitent l’acte d’achat, dans un marché où la demande reste forte mais sensible au pouvoir d’achat. La bonne tenue du tourisme, en hausse de 7 % à fin mars 2026 selon le communiqué, soutient aussi les besoins en véhicules de location et de transport touristique.
Le marché automobile marocain entre donc dans une phase intéressante : croissance des volumes, diversification de l’offre, montée des marques chinoises, électrification progressive, regain des utilitaires. Reste une question de fond : cette croissance pourra-t-elle se maintenir si les prix des carburants, le coût du crédit ou les tensions logistiques venaient à peser davantage sur les ménages et les professionnels ?
Pour l’instant, les chiffres racontent un marché robuste, encore porté par une demande profonde. Mais ils signalent aussi une rupture : l’automobile au Maroc n’est plus seulement un marché de renouvellement. Elle devient un terrain de repositionnement industriel, technologique et commercial.












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