L'alerte des parents à Chefchaouen
L’alerte remonte au 14 octobre 2026. Des familles ont dénoncé auprès du site local Chaouen Press la vente aux enfants de ces confiseries aux codes visuels du tabac.
Leur inquiétude porte autant sur la forme des bonbons que sur leurs emballages, susceptibles de rendre la cigarette familière aux plus jeunes.
À Chefchaouen, les parents demandent des contrôles
Dans un communiqué signé par sa présidente Najat Anwar, Touche pas à mon enfant appelle les autorités à intervenir rapidement. L’association demande de vérifier les signalements, d’identifier la provenance des produits et de contrôler leur conformité à la réglementation.
Elle invite également les familles à surveiller les achats de leurs enfants et les médias à relayer l’alerte. Son message : la cigarette ne doit pas devenir un objet de jeu ou une gourmandise dans l’univers des petits.
Les informations disponibles ne permettent toutefois pas de mesurer l’étendue de cette commercialisation au Maroc. Aucune conclusion d’enquête officielle ne figure dans les éléments communiqués.
Pourquoi ces bonbons posent-ils question ?
Au-delà du sucre, c’est l’imitation du geste qui inquiète. Tenir une fausse cigarette entre les doigts, la porter à sa bouche et reproduire les habitudes des adultes peut contribuer à banaliser les codes du tabac.
Une étude publiée en 2007 dans Preventive Medicine, menée auprès de près de 26 000 adultes américains, a observé une association entre la consommation de cigarettes en bonbon pendant l’enfance et le tabagisme à l’âge adulte.
Cette observation ne prouve pas, à elle seule, que ces confiseries conduisent à fumer. Elle nourrit cependant les interrogations sur leur place dans les produits destinés aux enfants.
Des emballages qui brouillent les repères
La présentation des boîtes concentre aussi les critiques. Lorsqu’une confiserie reprend l’allure d’un paquet de cigarettes, elle introduit les codes du tabac dans un achat associé au plaisir et au jeu.
Pour les familles mobilisées, cette ressemblance justifie une vigilance particulière des commerçants comme des services de contrôle.
Une enquête attendue pour clarifier la situation
Plusieurs questions restent ouvertes : qui fabrique ces friandises ? Par quels circuits arrivent-elles dans les commerces ? Leur étiquetage et leur présentation respectent-ils les règles applicables ?
L’enquête réclamée devra permettre d’établir les faits et de déterminer les éventuelles mesures à prendre. À Chefchaouen, les parents attendent désormais des réponses concrètes sur les produits accessibles à leurs enfants.












L'accueil













