À la clôture de l’exercice 2025, CFG Bank a enregistré un résultat net part du groupe (RNPG) de 370 millions de dirhams, en augmentation de 41 % par rapport à 2024. Une performance qui dépasse nettement les anticipations du marché, portée par une progression vigoureuse du résultat avant impôts (RAI), qui s’établit à 561 millions de dirhams, soit une hausse de 65 %.
Cette différence de progression entre le RAI et le résultat net s’explique par l’augmentation de l’impôt sur les sociétés. La banque a consommé ses déficits reportables, ce qui a fait grimper le taux effectif d’IS à 33 % en 2025, contre 19 % en 2024. En conséquence, une partie du surplus de performance a été absorbée par un niveau d’imposition plus élevé.
Sur le plan des revenus, le produit net bancaire consolidé atteint 1,24 milliard de dirhams, en progression de 32 % par rapport à l’an passé. Cette croissance du PNB reflète une reprise robuste des activités de financement et des services, malgré un environnement concurrentiel. Le PNB récurrent composé de la marge d’intérêt et des commissions s’élève à 990 millions de dirhams (+27 %). La marge d’intérêt ressort à 512 millions de dirhams, en hausse de 32 %, stimulée par l’augmentation des encours de crédit, tandis que les commissions totalisent 478 millions (+21 %), intégrant les revenus des activités bancaires et de gestion d’actifs.
Autre signe de vitalité : les revenus moins prévisibles, issus de l’intermédiation boursière, du trading obligataire et actions, ainsi que du corporate finance, affichent une progression remarquable de 60 %, pour atteindre 258 millions de dirhams. Ce segment a bénéficié de conditions favorables sur les marchés des capitaux au cours de l’année.
L’efficacité opérationnelle de la banque est également mise en lumière par un résultat brut d’exploitation (RBE) en hausse de 63 %, à 633 millions de dirhams, alors que les charges d’exploitation ont été maîtrisées avec une augmentation limitée à 11 %, malgré la forte croissance du PNB. Il convient de souligner qu’une dotation exceptionnelle de 30 millions de dirhams a été enregistrée dans les charges en raison de la dépréciation d’immobilisations liée au futur changement de siège de la banque. Hors cet élément non récurrent, le RBE progresserait de près de 70 %.
Le coût du risque reste contenu à 46 millions de dirhams, soit 0,26 % des encours un niveau qui témoigne de la qualité du portefeuille de la banque dans un contexte d’expansion des activités.
Du côté du bilan, les encours de crédits atteignent 19 milliards de dirhams, en hausse de 21 %, correspondant à une production nette de près de 3,3 milliards de dirhams, principalement tirée par le segment « Entreprises ». Les dépôts de la clientèle progressent de 11 %, pour s’établir à 20,3 milliards de dirhams, avec une collecte nette de 2 milliards sur l’année. Fait notable : les dépôts non rémunérés représentent près de 50 % du total, malgré l’accélération des crédits.
Pour renforcer son assise financière, CFG Bank a réalisé deux émissions de dette subordonnée pour un montant total de 1 milliard de dirhams, portant l’encours à 1,4 milliard.
Les capitaux propres consolidés s’élèvent à 2,08 milliards de dirhams, contre 1,84 milliard en 2024, et le retour sur fonds propres (ROE) ressort à 21 %. Le conseil d’administration proposera à l’assemblée générale la distribution d’un dividende de 4 dirhams par action, en hausse de 21 %, sous réserve de l’aval du régulateur.
Alors que l’économie marocaine traverse une phase de transformation, les résultats 2025 de CFG Bank confirment une trajectoire de croissance robuste, fondée sur l’expansion des crédits, la diversification des revenus et une gestion rigoureuse. Une performance qui invite à lire la suite de l’histoire économique avec optimisme.












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