Casablanca–Settat voit se dessiner une transformation dont la portée dépasse largement les frontières de la métropole.
Les grands programmes de transport et d’équipement doivent rapprocher les bassins d’emploi, renforcer les connexions internationales et accompagner l’extension urbaine. Leur convergence pourrait redessiner la géographie économique régionale. Mais elle pose aussi une question décisive : comment faire fonctionner ensemble ces investissements pour produire davantage de valeur ?
Le premier moteur est ferroviaire. L’ONCF déploie un programme national de 96 milliards de dirhams à l’horizon 2030, comprenant notamment 53 milliards pour les infrastructures et équipements de la LGV Kénitra–Marrakech et 29 milliards pour l’acquisition de nouveaux trains. Ces enveloppes concernent l’ensemble du programme national : elles ne constituent donc pas un budget exclusivement consacré à Casablanca–Settat.
Pour la région, l’intérêt économique tient surtout à l’articulation entre grande vitesse et déplacements quotidiens. Le développement ferroviaire prévoit notamment Casa-Sud, de nouvelles gares à l’aéroport Mohammed V et au futur Grand Stade Hassan II, ainsi qu’un renforcement des transports de proximité.
L’objectif est de mieux connecter les principales polarités régionales.
Une meilleure desserte peut élargir le marché du travail accessible aux habitants et faciliter le recrutement des entreprises. Encore faut-il que fréquence, tarification et correspondances suivent. Une gare spectaculaire ne suffit pas si le dernier kilomètre reste coûteux ou impraticable.
L’aéroport Mohammed V constitue le deuxième chantier emblématique. L’ONDA annonce un investissement estimé à 15 milliards de dirhams pour un nouveau terminal, dont la mise en service est prévue en 2029. Il doit apporter une capacité supplémentaire de 20 millions de passagers par an et porter celle de l’aéroport à 35 millions.
Cette extension vise à renforcer la fonction de plateforme intercontinentale de Casablanca, entre Europe, Afrique et Amériques. Pour l’économie régionale, les retombées potentielles concernent le tourisme d’affaires, l’hôtellerie, les services et les activités liées au transport aérien. Leur ampleur dépendra toutefois du trafic réellement capté et de la qualité des connexions terrestres.
Le futur Grand Stade Hassan II illustre, lui aussi, cette logique de changement d’échelle. Le Centre régional d’investissement présente un équipement de 115 000 places à El Mansouria, dans la province de Benslimane. Sa dimension ouvre des perspectives pour l’événementiel et les services, tout en imposant une réflexion sur son exploitation durable.
Car le rendement économique d’un grand équipement se construit après son inauguration : programmation régulière, maîtrise des charges, accessibilité et complémentarité avec l’offre existante. La fréquentation exceptionnelle d’une compétition ne garantit pas, à elle seule, un modèle pérenne.
Au-delà des projets emblématiques, la réussite régionale exige également des services publics capables d’accompagner la croissance urbaine. Santé, formation et logement conditionnent l’attractivité des territoires autant que leurs infrastructures. Sans cette cohérence, l’investissement risque d’accroître les tensions foncières et les déplacements contraints.
Le défi est enfin territorial. Nouaceur, Mohammedia, Benslimane, Settat ou El Jadida doivent pouvoir bénéficier de la dynamique, selon leurs fonctions économiques. Cela suppose des complémentarités organisées, plutôt qu’une concurrence entre pôles pour capter les mêmes activités.
Casablanca–Settat dispose ainsi d’une occasion majeure de renforcer sa compétitivité. Les chantiers soutiendront l’activité ; leur véritable bilan se mesurera ensuite aux entreprises développées, aux emplois durables et au temps gagné par les habitants. Une région XXL réussira son pari si ses projets améliorent aussi l’économie du quotidien.
Le premier moteur est ferroviaire. L’ONCF déploie un programme national de 96 milliards de dirhams à l’horizon 2030, comprenant notamment 53 milliards pour les infrastructures et équipements de la LGV Kénitra–Marrakech et 29 milliards pour l’acquisition de nouveaux trains. Ces enveloppes concernent l’ensemble du programme national : elles ne constituent donc pas un budget exclusivement consacré à Casablanca–Settat.
Pour la région, l’intérêt économique tient surtout à l’articulation entre grande vitesse et déplacements quotidiens. Le développement ferroviaire prévoit notamment Casa-Sud, de nouvelles gares à l’aéroport Mohammed V et au futur Grand Stade Hassan II, ainsi qu’un renforcement des transports de proximité.
L’objectif est de mieux connecter les principales polarités régionales.
Une meilleure desserte peut élargir le marché du travail accessible aux habitants et faciliter le recrutement des entreprises. Encore faut-il que fréquence, tarification et correspondances suivent. Une gare spectaculaire ne suffit pas si le dernier kilomètre reste coûteux ou impraticable.
L’aéroport Mohammed V constitue le deuxième chantier emblématique. L’ONDA annonce un investissement estimé à 15 milliards de dirhams pour un nouveau terminal, dont la mise en service est prévue en 2029. Il doit apporter une capacité supplémentaire de 20 millions de passagers par an et porter celle de l’aéroport à 35 millions.
Cette extension vise à renforcer la fonction de plateforme intercontinentale de Casablanca, entre Europe, Afrique et Amériques. Pour l’économie régionale, les retombées potentielles concernent le tourisme d’affaires, l’hôtellerie, les services et les activités liées au transport aérien. Leur ampleur dépendra toutefois du trafic réellement capté et de la qualité des connexions terrestres.
Le futur Grand Stade Hassan II illustre, lui aussi, cette logique de changement d’échelle. Le Centre régional d’investissement présente un équipement de 115 000 places à El Mansouria, dans la province de Benslimane. Sa dimension ouvre des perspectives pour l’événementiel et les services, tout en imposant une réflexion sur son exploitation durable.
Car le rendement économique d’un grand équipement se construit après son inauguration : programmation régulière, maîtrise des charges, accessibilité et complémentarité avec l’offre existante. La fréquentation exceptionnelle d’une compétition ne garantit pas, à elle seule, un modèle pérenne.
Au-delà des projets emblématiques, la réussite régionale exige également des services publics capables d’accompagner la croissance urbaine. Santé, formation et logement conditionnent l’attractivité des territoires autant que leurs infrastructures. Sans cette cohérence, l’investissement risque d’accroître les tensions foncières et les déplacements contraints.
Le défi est enfin territorial. Nouaceur, Mohammedia, Benslimane, Settat ou El Jadida doivent pouvoir bénéficier de la dynamique, selon leurs fonctions économiques. Cela suppose des complémentarités organisées, plutôt qu’une concurrence entre pôles pour capter les mêmes activités.
Casablanca–Settat dispose ainsi d’une occasion majeure de renforcer sa compétitivité. Les chantiers soutiendront l’activité ; leur véritable bilan se mesurera ensuite aux entreprises développées, aux emplois durables et au temps gagné par les habitants. Une région XXL réussira son pari si ses projets améliorent aussi l’économie du quotidien.












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