Du coup, il faut se poser la grande question : Qu'est ce qu'on veut faire de Casablanca ?
Mais nos décideurs, eux, ils veulent les effacer à la pelleteuse. Hop, plus une seule ridule !
Résultat : on va ressembler à une poupée de cire lisse et anonyme. J’AI PEUR qu’on perde nos contrastes chéris (le neuf et le vieux, le riche et le pauvre, le tajine et la pizza). Adieu Derb Ghallef, les Habbous, l’ancien Maarif, …
Adieu les thés partagés en rigolant, les couscous du vendredi.
C’est ça, notre identité ! Pas une tour en verre qui brille mais où personne ne se parle. Et puis, envoyer des familles entières à Nassim, Rahma et autres banlieues lointaines…
C’est quoi la suite? Ça ne règle rien : ça fabrique des cités-dortoirs, des ados qui s’ennuient comme des rats morts, et des fractures sociales qui deviennent des canyons.
La promiscuité des classes sociales, c’est ce qui fait qu’une ville vit, qu’on se croise, qu’on s’engueule, qu’on s’aime… Mais avant de détruire, est-ce qu’on a fait une étude d’impact humain ? Ou juste une étude d’impact… de pelleteuse ?
Casablanca a juste besoin d’un bon coup d’éponge et d’un peu de tendresse :
Bref, une petite chirurgie douce, comme un lifting maison, pas une amputation à la tronçonneuse. Alors, on fait quoi ? Une ville-musée aseptisée, propre comme une salle d’opération, ou une ville vivante avec ses cicatrices, ses odeurs de merguez et sa fierté un peu rebelle ?
Moi, J’AI BIEN PEUR que dans quelques années, on pleure une Casablanca qui aura troqué son âme contre un mirage de verre et d’acier… et un mal de crâne à force de se regarder dans les reflets.
Par Anissa Mekouar Senhadji.












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