Lors de cette rencontre initiée par l’Association Ribat Al Fath pour le développement durable sous le thème “Conseil de Paix :
Ainsi, le politologue Mustapha Sehimi a relevé que le Conseil de Paix s’inscrit dans une séquence diplomatique dense et révélatrice des recompositions géopolitiques en cours, notant qu’il se veut avant tout une plateforme politique de gestion pragmatique des conflits, y compris au Moyen-Orient.
Cette initiative américaine est d’abord centrée sur la gestion de la crise à Gaza avant une possible extension à d’autres zones de conflit, a-t-il ajouté.
La Charte du Conseil, dont le texte intégral était joint aux invitations adressées à une cinquantaine de dirigeants mondiaux, dont SM le Roi Mohammed VI, conviés à rejoindre cette initiative, se présente comme une contribution plus large à la résolution d’autres conflits internationaux, et repose sur plusieurs principes structurants.
Il s’agit de la nécessité d’un mécanisme international de consolidation de la paix, agile et opérationnel, de la constitution d’une coalition d’États engagés dans une coopération pragmatique, de la promotion de la stabilité, d’une gouvernance légitime et fiable, et de la garantie d’une paix durable conforme au droit international et à la Charte des Nations unies, a poursuivi M. Sehimi.
De même, il a souligné que le Maroc, sous le leadership de SM le Roi, est perçu comme un État-pivot entre l’Afrique, le monde arabe et l’Occident, un acteur prévisible et crédible, un partenaire fiable en matière de sécurité, de gestion migratoire et de lutte antiterroriste, un pays jouissant d’une légitimité renforcée en Afrique comme au Moyen-Orient, et porteur d’une image consolidée de producteur de paix.
Le Royaume entend s’ériger également en porte-voix de l’Afrique dans ce nouveau cadre du Conseil de Paix, à la faveur notamment d’un accès direct à un cercle décisionnel restreint et d’un relief supplémentaire donné à son positionnement régional et continental, a-t-il précisé.
Pour sa part, le professeur des relations internationales à l’Université Mohammed V de Rabat, Mohamed Zakaria Aboudahab, a affirmé que l’adhésion du Maroc à ce Conseil en tant que membre fondateur constitue une nouvelle reconnaissance du leadership clairvoyant de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et de Sa stature d’acteur incontournable œuvrant en faveur de la paix.
L’implication agissante du Maroc dans ce Conseil témoigne non seulement de cette volonté d’agir de manière proactive, mais également de la confiance que les partenaires internationaux placent dans le Royaume, en tant que facilitateur et médiateur reconnu pour ses efforts en faveur de la promotion de la paix et de la stabilité dans le monde.
De son côté, Farid El Bacha, président délégué de l’Association Ribat Al Fath, a souligné l’importance d’ouvrir le débat autour du Conseil de Paix, dont le Maroc est l’un des membres fondateurs, mettant en avant la pleine légitimité dont jouit le Royaume au sein de ce Conseil, une légitimité “qui ne relève ni d’une conjoncture passagère ni d’une alliance opportuniste”.
Cette légitimité s’enracine profondément dans l’Histoire, la géographie et la diplomatie du Maroc, menée sous la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI en matière de paix, a-t-il noté, affirmant que cette vision dépasse la simple résolution des conflits pour promouvoir une conception globale de la paix, fondée sur la stabilité, le dialogue et l’aspiration à un monde plus serein.
PAR MAPEXPRESS.MA












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