Le taux débiteur moyen global au Maroc s’est établi à 4,81 % au deuxième trimestre 2026, contre 4,66 % au trimestre précédent, selon les données présentées par Challenge. Cette hausse de 15 points de base intervient alors que Bank Al-Maghrib avait maintenu son taux directeur à 2,25 % le 23 juin. Elle rappelle que le coût final d’un prêt dépend aussi des ressources des banques, de la liquidité et du risque attribué à chaque emprunteur.
L’écart entre entreprises demeure marqué. Le taux moyen ressort à 5,20 % pour les très petites, petites et moyennes entreprises, contre 4,56 % pour les grandes entreprises. Les crédits à l’équipement ont augmenté de 28 points de base, à 4,65 %, tandis que les facilités de trésorerie et comptes débiteurs ont progressé de 16 points, à 4,63 %.
Pour une TPME marocaine, cet écart peut peser sur la décision d’investir ou sur le financement du besoin en fonds de roulement. L’article l’explique notamment par des garanties et fonds propres plus limités, une dépendance à quelques clients et une visibilité réduite sur les flux. Une comptabilité transparente, des prévisions de trésorerie documentées et un projet structuré peuvent renforcer la capacité de négociation, sans garantir un taux déterminé.
La distribution de crédit reste néanmoins dynamique : l’encours total atteignait 1 286,2 MMDH à fin juillet, en hausse de 10,3 % sur un an selon les chiffres cités. Les créances en souffrance progressaient de 3,1 %, mais leur ratio demeurait stable à 8,1 % du crédit global. Ces indicateurs devront être suivis ensemble pour apprécier l’accès réel au financement et la qualité des portefeuilles bancaires.












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