En moyenne, environ 90 cas confirmés ont été enregistrés chaque jour durant les trois premiers mois de l’épidémie.
Le virus a désormais atteint six provinces. L’Ituri reste l’épicentre avec environ 85 % des cas et 79 % des décès. Autre indicateur inquiétant : autour de 60 % des 260 décès hebdomadaires comptabilisés au cours des six dernières semaines sont survenus en dehors des centres de traitement.
Cela signifie que la détection et la prise en charge restent parfois trop tardives.
Mais la riposte progresse également.
La RDC dispose désormais de 19 laboratoires capables d'analyser plus de 3 000 échantillons par jour. Les capacités de traitement sont passées de moins de dix lits au début de l'épidémie à plus de 1 300. Plus de 900 structures sanitaires ont reçu un appui en prévention des infections et le suivi des contacts est passé de 9 % durant la première semaine à 84 % au 18 août.
La situation est donc sérieuse, mais la réponse sanitaire existe.
Pour le Maroc, la question doit être posée avec sang-froid.
Le Royaume n'est pas frontalier de la RDC. Le risque n'est évidemment pas comparable à celui supporté par les pays voisins. Mais le Maroc est devenu un hub aérien et économique reliant quotidiennement l'Afrique de l'Ouest, centrale et orientale à l'Europe et au reste du monde.
La bonne réponse n'est donc pas de fermer les frontières au moindre signal.
Elle consiste à disposer d'une surveillance épidémiologique capable d'identifier rapidement un cas suspect, d'organiser son isolement, de réaliser les analyses nécessaires et de retracer les contacts.
L'épidémie actuelle rappelle surtout une leçon africaine : une crise sanitaire locale peut rapidement devenir régionale lorsque les infrastructures de santé sont fragiles, les populations mobiles et certaines zones difficiles d'accès.
L'OMS insiste d'ailleurs sur le renforcement de la coopération transfrontalière, du partage d'informations et de la préparation des pays voisins.
Pour le Maroc, le bon mot n'est donc pas « peur ». C'est « préparation ».
Car dans une crise épidémique, quelques heures gagnées au moment du premier cas valent parfois davantage que des milliers de contrôles organisés trop tard.
Cela signifie que la détection et la prise en charge restent parfois trop tardives.
Mais la riposte progresse également.
La RDC dispose désormais de 19 laboratoires capables d'analyser plus de 3 000 échantillons par jour. Les capacités de traitement sont passées de moins de dix lits au début de l'épidémie à plus de 1 300. Plus de 900 structures sanitaires ont reçu un appui en prévention des infections et le suivi des contacts est passé de 9 % durant la première semaine à 84 % au 18 août.
La situation est donc sérieuse, mais la réponse sanitaire existe.
Pour le Maroc, la question doit être posée avec sang-froid.
Le Royaume n'est pas frontalier de la RDC. Le risque n'est évidemment pas comparable à celui supporté par les pays voisins. Mais le Maroc est devenu un hub aérien et économique reliant quotidiennement l'Afrique de l'Ouest, centrale et orientale à l'Europe et au reste du monde.
La bonne réponse n'est donc pas de fermer les frontières au moindre signal.
Elle consiste à disposer d'une surveillance épidémiologique capable d'identifier rapidement un cas suspect, d'organiser son isolement, de réaliser les analyses nécessaires et de retracer les contacts.
L'épidémie actuelle rappelle surtout une leçon africaine : une crise sanitaire locale peut rapidement devenir régionale lorsque les infrastructures de santé sont fragiles, les populations mobiles et certaines zones difficiles d'accès.
L'OMS insiste d'ailleurs sur le renforcement de la coopération transfrontalière, du partage d'informations et de la préparation des pays voisins.
Pour le Maroc, le bon mot n'est donc pas « peur ». C'est « préparation ».
Car dans une crise épidémique, quelques heures gagnées au moment du premier cas valent parfois davantage que des milliers de contrôles organisés trop tard.












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