Présentée jusqu’au 29 juillet à la Villa des arts de Rabat, l’exposition « État(s) de passage » met en lumière treize artistes marocains aux parcours pluriels, dont les œuvres explorent les notions de mobilité, d’identité et de transmission. À travers leurs créations, le déplacement devient un véritable moteur artistique, bien au-delà d’un simple vécu personnel.
Imaginée par le commissaire Achraf Remok dans le cadre de la saison culturelle « J-Lioum, ici et maintenant » de l’Institut français du Maroc, l’exposition interroge la place de l’artiste dans un monde marqué par la circulation des idées et des cultures. Que signifie créer lorsque l’on évolue entre plusieurs villes, pays et influences, tout en restant lié à ses origines ? C’est cette question qui traverse l’ensemble du parcours.
Plutôt que de chercher à définir une identité homogène, le commissaire s’attache à révéler ce qui unit ces artistes : leurs trajectoires multiples, leurs influences croisées et leur capacité à faire dialoguer différents héritages culturels sans les figer.
Les treize artistes réunis : Amina Azreg, Hanane El Farissi, Hiba Baddou, Hind Moumou, Joséphine Vallé Franceschi, Kamil Bouzoubaâ-Grivel, Maïssane Alibrahimi, Margaux Derhy, Rida Tabit, Sabrine Lahrach, Samy Snoussi, Yasmine Hadni et Zineb Mezzour appartiennent à une génération née entre 1985 et 2000. Malgré la diversité de leurs pratiques, tous interrogent des thèmes communs tels que la mémoire, l’appartenance ou encore la transmission.
L’exposition se distingue également par la variété des médiums présentés : photographie, cinéma expérimental, peinture, arts numériques, installation, broderie ou sculpture. Cette pluralité reflète une approche décloisonnée de la création, où les disciplines se croisent et s’enrichissent mutuellement.
Les parcours des artistes témoignent d’une grande mobilité. Certains ont été formés dans des institutions prestigieuses à Londres, Bruxelles ou Paris, tandis que d’autres ont développé leur pratique de manière indépendante. Beaucoup naviguent aujourd’hui entre le Maroc et l’Europe, quand d’autres choisissent de créer depuis des territoires moins centraux, comme Massa, Jerada ou Tétouan.
Parmi les projets présentés, celui de Margaux Derhy illustre particulièrement cette dynamique. Son travail, centré sur la mémoire et les savoir-faire artisanaux, s’appuie sur une collaboration avec des femmes d’un atelier de broderie à Sidi R’bat, dans la région de Souss-Massa. Pensée comme une œuvre collective, cette démarche repose sur un véritable échange artistique, où chaque participante contribue aux choix esthétiques. Au-delà de la création, le projet favorise également une autonomie économique locale tout en valorisant un savoir-faire traditionnel dans une approche contemporaine.
Avec « État(s) de passage », Achraf Remok propose ainsi une lecture renouvelée de la scène artistique marocaine contemporaine. L’exposition met en avant une génération qui revendique la pluralité de ses influences et transforme les circulations entre cultures en espace de création.
À découvrir jusqu’au 29 juillet, cette exposition offre un regard sensible sur une scène en pleine mutation, portée par des artistes pour qui le mouvement constitue désormais une source d’inspiration essentielle.
Imaginée par le commissaire Achraf Remok dans le cadre de la saison culturelle « J-Lioum, ici et maintenant » de l’Institut français du Maroc, l’exposition interroge la place de l’artiste dans un monde marqué par la circulation des idées et des cultures. Que signifie créer lorsque l’on évolue entre plusieurs villes, pays et influences, tout en restant lié à ses origines ? C’est cette question qui traverse l’ensemble du parcours.
Plutôt que de chercher à définir une identité homogène, le commissaire s’attache à révéler ce qui unit ces artistes : leurs trajectoires multiples, leurs influences croisées et leur capacité à faire dialoguer différents héritages culturels sans les figer.
Les treize artistes réunis : Amina Azreg, Hanane El Farissi, Hiba Baddou, Hind Moumou, Joséphine Vallé Franceschi, Kamil Bouzoubaâ-Grivel, Maïssane Alibrahimi, Margaux Derhy, Rida Tabit, Sabrine Lahrach, Samy Snoussi, Yasmine Hadni et Zineb Mezzour appartiennent à une génération née entre 1985 et 2000. Malgré la diversité de leurs pratiques, tous interrogent des thèmes communs tels que la mémoire, l’appartenance ou encore la transmission.
L’exposition se distingue également par la variété des médiums présentés : photographie, cinéma expérimental, peinture, arts numériques, installation, broderie ou sculpture. Cette pluralité reflète une approche décloisonnée de la création, où les disciplines se croisent et s’enrichissent mutuellement.
Les parcours des artistes témoignent d’une grande mobilité. Certains ont été formés dans des institutions prestigieuses à Londres, Bruxelles ou Paris, tandis que d’autres ont développé leur pratique de manière indépendante. Beaucoup naviguent aujourd’hui entre le Maroc et l’Europe, quand d’autres choisissent de créer depuis des territoires moins centraux, comme Massa, Jerada ou Tétouan.
Parmi les projets présentés, celui de Margaux Derhy illustre particulièrement cette dynamique. Son travail, centré sur la mémoire et les savoir-faire artisanaux, s’appuie sur une collaboration avec des femmes d’un atelier de broderie à Sidi R’bat, dans la région de Souss-Massa. Pensée comme une œuvre collective, cette démarche repose sur un véritable échange artistique, où chaque participante contribue aux choix esthétiques. Au-delà de la création, le projet favorise également une autonomie économique locale tout en valorisant un savoir-faire traditionnel dans une approche contemporaine.
Avec « État(s) de passage », Achraf Remok propose ainsi une lecture renouvelée de la scène artistique marocaine contemporaine. L’exposition met en avant une génération qui revendique la pluralité de ses influences et transforme les circulations entre cultures en espace de création.
À découvrir jusqu’au 29 juillet, cette exposition offre un regard sensible sur une scène en pleine mutation, portée par des artistes pour qui le mouvement constitue désormais une source d’inspiration essentielle.












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